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Sally Rooney salue la fin de l’interdiction de Palestine Action

Sally Rooney salue une victoire pour les libertés civiles après l’annulation de l’interdiction de Palestine Action

LONDRES – L’écrivaine irlandaise Sally Rooney a exprimé sa satisfaction suite à la décision de la Haute Cour britannique jugeant illégale l’interdiction de Palestine Action, un groupe d’action directe ciblant les entreprises impliquées dans le commerce avec Israël. La décision, rendue la semaine dernière, est perçue comme une victoire significative pour les libertés civiles au Royaume-Uni, et a suscité une vive réaction politique.

Rooney, auteure de romans acclamés tels que Normal People et Conversations with Friends, a témoigné à deux reprises en faveur de Huda Ammori, cofondatrice de Palestine Action, dont le procès a conduit à l’annulation de l’interdiction. Ses témoignages ont mis en lumière l’impact négatif de cette interdiction sur la liberté d’expression et le débat public.

“Je suis immensément soulagée et encouragée que la Haute Cour ait jugé illégale l’interdiction de Palestine Action. C’est une victoire non seulement pour le mouvement de solidarité avec la Palestine, mais aussi pour les libertés civiles en Grande-Bretagne,” a déclaré Rooney dans une interview exclusive au Guardian. Elle a souligné que l’utilisation de la législation antiterroriste pour réprimer un groupe de protestation est une “atteinte extrême aux droits et libertés ordinaires”.

La décision de la Haute Cour a estimé que l’interdiction de Palestine Action était “disproportionnée et illégale”, remettant en question l’application de la loi sur le terrorisme à des activités de protestation. Les juges ont souligné une “ingérence très significative” avec les droits à la liberté d’expression et de réunion.

Cependant, la cour a également rejeté l’idée que Palestine Action était un groupe non-violent, le décrivant comme une organisation qui “fait la promotion de sa cause politique par la criminalité et l’encouragement de la criminalité”. Cette nuance a été reprise par la secrétaire à l’Intérieur, Shabana Mahmood, qui a exprimé sa déception face à la décision et annoncé son intention de faire appel.

“La proscription de Palestine Action a suivi un processus décisionnel rigoureux et fondé sur des preuves, approuvé par le Parlement,” a déclaré Mahmood. Elle a insisté sur la nécessité pour les secrétaires à l’Intérieur de conserver la capacité d’agir pour protéger la sécurité nationale.

Rooney a contesté l’interprétation des juges concernant la violence, arguant que le terme devrait être réservé aux actes causant des dommages à des êtres vivants. Elle a également défendu les actions de Palestine Action comme relevant de la tradition de la désobéissance civile, comparant le groupe aux suffragettes et aux mouvements environnementaux.

“À mon avis, et je pense à celui de beaucoup d’autres, le mot ‘violence’ implique des dommages à un être vivant. Les objets inanimés ne peuvent pas souffrir,” a-t-elle expliqué. “Et endommager ses propres biens – par exemple, casser de vieux objets pour s’en débarrasser – n’est clairement pas une forme de violence.”

La décision de la Haute Cour a également des implications personnelles pour Rooney. Elle avait annulé un voyage au Royaume-Uni en septembre dernier pour recevoir un prix, craignant d’être arrêtée en raison de son soutien à Palestine Action. Elle avait également exprimé son inquiétude quant à la possibilité que ses livres soient retirés de la vente au Royaume-Uni si l’interdiction restait en vigueur.

Bien que la Haute Cour ait proposé d’annuler la décision de proscription, Palestine Action reste pour l’instant interdit en attendant les arguments de l’administration britannique sur la nécessité de maintenir l’interdiction en attendant l’appel. Rooney se dit cependant confiante que l’interdiction sera finalement levée, lui permettant de continuer à publier et à promouvoir son travail au Royaume-Uni.

Ce litige soulève des questions fondamentales sur l’équilibre entre la sécurité nationale et les libertés civiles, et sur la définition même de la violence et de la désobéissance civile dans le contexte des protestations politiques. L’affaire Palestine Action, et le soutien de personnalités publiques comme Sally Rooney, continuent d’alimenter un débat crucial sur les limites de la liberté d’expression et le droit de protester au Royaume-Uni.

[Image potentielle : Une photo de Sally Rooney lors d’un événement public, ou une capture d’écran d’un tweet ou d’une publication Instagram exprimant son soutien à Palestine Action.]

[Lien vers un article du Guardian sur la décision de la Haute Cour : https://www.theguardian.com/uk-news/2026/feb/13/uk-ban-palestine-action-unlawful-high-court-judges-rule]

[Lien vers le jugement complet de la Haute Cour : https://www.judiciary.uk/judgments/huda-ammori-v-secretary-of-state-for-the-home-department-3/]

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