Au moins 29 personnes ont été tuées lundi lors de frappes aériennes russes sur un centre de distribution d’aide humanitaire à Komyshuvakha, dans la région de Zaporijjia. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé Moscou de torpiller tout espoir de paix, alors que de nouvelles négociations sont prévues en novembre sous médiation américaine.
Les attaques sur Komyshuvakha ont frappé une école utilisée à des fins humanitaires dans le sud-est de l’Ukraine, selon le gouverneur par intérim de la région et les autorités locales rapportées par TF1 Info. Le chef de l’administration militaire locale, Mykhaïlo Semikine, a précisé que au moins neuf bombes guidées FAB-3000, des engins de trois tonnes, avaient été employées au cours de ces bombardements répétés.
Une frappe sur un centre d’aide humanitaire pendant une distribution
D’après les précisions communiquées par la présidence ukrainienne et relayées par Le Parisien, la première vague de bombes aériennes est intervenue précisément au moment où les habitants arrivaient pour recevoir des denrées. Une seconde frappe a ensuite visé l’abri où les civils avaient cherché refuge. Le bilan humain s’est alourdi pour atteindre 29 morts mardi.
Pour Kiev, ces tirs balayent les perspectives nées d’une trêve locale récente. Dans son allocution quotidienne, le président ukrainien a estimé que la Russie envoyait un signal sans équivoque, affirmant que ces frappes ont anéanti tout espoir de progrès vers la paix et prouvent que Moscou ne veut ni désescalade ni véritable justice.
il y a eu un moment où on a pu croire que de nouvelles étapes vers un progrès en direction de la paix étaient possibles. Avec ce massacre, la Russie envoie un signal complètement opposé : elle mise sur de nouveaux meurtres
Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine
La fin de la trêve à Kherson et les mouvements de troupes
Ces violences surviennent au moment où Moscou a repris les bombardements dans la région voisine de Kherson, après une trêve locale négociée pour évacuer la ville d’Oleshky, occupée par les forces russes, ainsi que l’indique Le Soir. Cette pause humanitaire s’était achevée dimanche soir sans incidents majeurs.
A Russian strike on a school being used as a humanitarian aid distribution point in Ukraine’s southeastern Zaporizhzhia region killed 26 people on Monday, Ukrainian officials said. The attack hit the village of Komyshuvakha, where the school also served as a shelter. Ukraine’s… pic.twitter.com/CM1sOQE6xk
Une source militaire locale interrogée sous couvert d’anonymat a affirmé que les forces russes avaient profité de ce calme pour acheminer de nouvelles troupes, des munitions et du matériel de l’autre côté du fleuve Dniepr.
Des négociations prévues à Abou Dhabi en novembre
Malgré l’escalade des hostilités et les frappes nocturnes qui ont touché d’autres infrastructures à travers le pays, l’émissaire américain Steve Witkoff a confirmé la tenue de discussions diplomatiques. Des négociations de travail entre la Russie et l’Ukraine se dérouleront en novembre aux Émirats arabes unis sous médiation des États-Unis, selon les sources.

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