Roger Waters persiste dans ses critiques envers Ozzy Osbourne, s’en prend à Sharon Osbourne
Londres – Roger Waters, co-fondateur de Pink Floyd, a réaffirmé ses propos controversés concernant Ozzy Osbourne, décédé l’année dernière, et a intensifié ses attaques en visant directement Sharon Osbourne, l’épouse du chanteur. Les déclarations, faites lors d’une récente interview avec Piers Morgan, relancent une querelle publique qui avait débuté suite à des commentaires initialement jugés insensibles par la famille Osbourne.
L’origine du conflit remonte à une interview accordée au podcast Independent Ink, où Waters avait déclaré, après l’annonce du décès d’Ozzy Osbourne : « Ozzy Osbourne, qui vient de mourir, que Dieu l’aide dans quel que soit son état. On ne le saura jamais. La musique… je n’en ai aucune idée. Je m’en fiche. » Il avait ensuite ajouté ne pas s’intéresser à Black Sabbath, ni aux « têtes de poulet mordues » (une référence à l’image de scène d’Ozzy Osbourne).
Ces propos avaient immédiatement suscité l’indignation de Jack Osbourne, le fils d’Ozzy, qui avait répondu sur les réseaux sociaux par un message virulent : « Roger Waters, que tu puisses crever. Quel pathétique et quel décalage avec la réalité tu as atteint. La seule façon dont tu sembles attirer l’attention de nos jours est de vomir des conneries dans la presse. Mon père a toujours pensé que tu étais un connard. Merci de lui donner raison. » La famille Osbourne avait même brièvement mis en vente un t-shirt parodique, affichant la phrase « Another Prick in the Wall » (Un autre trou du cul dans le mur), avec une image d’Ozzy Osbourne urinant sur la pochette de l’album The Wall: Live in Berlin de Waters.
Lors de son entretien avec Piers Morgan, Waters a défendu ses propos, les qualifiant de « commentaires faits au milieu d’une longue interview ». Il a également questionné la nécessité de devoir apprécier tous les groupes de rock existants, ajoutant avec ironie : « Doit-on aimer tous les groupes de rock qui ont existé ou les gens qui mordent la tête de chauves-souris ? »
L’échange a pris une tournure plus virulente lorsque Morgan a demandé à Waters s’il s’excuserait auprès de Sharon Osbourne. La réponse a été catégorique : « Je n’avais évidemment aucune idée que Sharon Osbourne regarderait un podcast. Ce n’est pas comme si j’avais de l’intérêt pour Sharon Osbourne, c’est une sioniste acharnée… et elle m’a accusé de toutes sortes de choses… parce qu’elle fait partie du lobby israélien. »
[Intégration d’un tweet pertinent de Jack Osbourne, si disponible, ou d’une vidéo de l’interview de Piers Morgan]
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions croissantes concernant les opinions politiques de Waters, souvent perçues comme antisémites. Ses critiques envers Israël et son soutien au mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) ont déjà suscité de vives réactions et des accusations de discrimination. Le conflit israélo-palestinien, qui a connu une recrudescence de violence ces dernières années, est un sujet sensible qui divise profondément l’opinion publique mondiale. Selon les chiffres de l’ONU, plus de 600 000 personnes ont été déplacées en raison du conflit depuis 1948.
Waters a cependant exprimé une ouverture au dialogue avec Jack Osbourne, affirmant : « Écoute Jack… s’il veut discuter, je discuterai avec lui. Et je ne serai pas méchant avec lui. »
L’affaire souligne la complexité des relations entre les artistes et la liberté d’expression, tout en mettant en lumière les conséquences potentiellement dommageables de propos jugés offensants ou insensibles, en particulier dans un contexte de deuil. La querelle entre Roger Waters et la famille Osbourne continue de faire des vagues dans le monde de la musique et au-delà.
