Robert Mueller, l’ancien directeur du FBI devenu figure centrale de l’enquête sur les ingérences russes dans l’élection présidentielle américaine de 2016, est décédé à l’âge de 81 ans, a annoncé sa famille samedi.
Mueller a dirigé le FBI pendant 12 ans, prenant ses fonctions en 2001, quelques jours avant les attentats du 11 septembre. Il a joué un rôle déterminant dans la reconstruction de l’agence et le renforcement de ses capacités de lutte contre le terrorisme. Avant cela, il s’était distingué comme procureur, notamment dans les affaires impliquant le mafieux John Gotti et le général panaméen Manuel Noriega.
En 2017, après le limogeage de James Comey par le président Donald Trump, Mueller a été nommé procureur spécial pour enquêter sur d’éventuels liens entre la campagne Trump et la Russie. Une enquête qui a duré deux ans et abouti à des accusations contre 34 individus, dont six collaborateurs de Trump, ainsi que contre trois entreprises.
Le rapport de Mueller, rendu public en 2019, a révélé de nombreux contacts entre l’équipe de campagne de Trump et des représentants russes, mais n’a pas conclu à une conspiration criminelle. Il a toutefois détaillé les tentatives du président Trump d’influencer l’enquête. Mueller avait alors précisé que son rapport ne disculpait pas le président.
La réaction de Donald Trump à la nouvelle du décès de Mueller a été particulièrement virulente. L’ancien président a publié un message sur sa plateforme Truth Social, exprimant sa joie face à la mort de l’ancien procureur spécial.
D’autres personnalités politiques ont rendu hommage à Mueller. Barack Obama, qui a travaillé avec lui pendant cinq ans à la Maison Blanche, l’a décrit comme l’un des directeurs les plus respectés de l’histoire du FBI, saluant son engagement envers l’état de droit. George W. Bush, qui l’avait initialement nommé à la tête du FBI, a exprimé sa tristesse et souligné son dévouement au service public.
L’enquête de Mueller a marqué un moment clé de la présidence Trump, alimentant des débats passionnés sur la démocratie américaine et l’ingérence étrangère dans les élections. Son rapport, bien que n’ayant pas établi de collusion criminelle, a soulevé de sérieuses questions sur la conduite du président et son attitude envers la justice.
