La deuxième saison de *Rivals*, adaptation de la série de Jilly Cooper, s’est achevée fin mars 2026 après des mois de tournage dans le Gloucestershire, où le tournage a révélé des anecdotes croustillantes et des défis logistiques, comme en témoignent les coulisses partagées par le casting et l’équipe. Le projet, déjà primé aux Emmy, mise sur un ton plus audacieux et provocateur pour cette nouvelle livraison.
Un tournage hivernal sous le signe de l’absurde
Le tournage de la deuxième saison de *Rivals*, diffusé par BBC One, s’est déroulé dans des conditions climatiques aussi rudes que le scénario osé de la série. Selon les révélations de Colin Paterson, correspondant du *BBC News*, les acteurs ont dû affronter un soir de novembre glacial dans les Cotswolds
, où les températures ont poussé l’équipe à adopter des mesures extrêmes pour survivre. Danny Dyer, star de la série, a confié à la presse avoir recouru à des chauffettes pour les pieds
et des collants longs
pour affronter les nuits de tournage à Chavenage House, près de Tetbury.
Ce manoir du XVIIe siècle, déjà connu pour avoir servi de décor à *Poldark* (2015-2019), a été réaménagé pour les besoins de *Rivals*. Aidan Turner, qui y avait joué Ross Poldark, a partagé une anecdote révélatrice : Personne ne savait jusqu’à mon premier jour de tournage ici que ce lieu était aussi celui de *Poldark*. Quand la rumeur s’est répandue, on s’est demandé si on avait fait une erreur
, a-t-il déclaré au *BBC*. Pourtant, les décors ont été si profondément transformés que l’acteur n’a pas reconnu les lieux. Une seule trace de son passé subsiste : un sanctuaire Poldark
dans les toilettes féminines, un portrait géant de son visage fixant les visiteurs, qu’il a finalement fait retirer. C’était un peu flippant
, a-t-il ajouté, avant de laisser subsister une autre relique plus humoristique dans les toilettes masculines : une pancarte indiquant Poldark a pissé ici
.
Ces détails, bien que légers, illustrent l’ambiance décalée qui entoure la production. *Rivals*, série adaptée des romans érotiques de Jilly Cooper, mise sur un ton délibérément provocateur, comme en témoigne le titre même de la saison 2 : plus grand, plus audacieux, plus osé
(*bigger, bolder, bonkier*), une formule qui résume l’esprit sans fard du projet.
Un succès critique qui confirme l’audace du projet
La première saison de *Rivals* avait déjà marqué les esprits en remportant le prix de la meilleure série dramatique
aux International Emmy Awards en 2025, une distinction rare pour une adaptation littéraire aussi explicite. Cette consécration a légitimé l’approche sans concession de la BBC, qui assume pleinement le côté bonkbuster
(jeu de mots entre *bonk*, argot britannique pour les rapports sexuels, et *blockbuster*) des intrigues de Jilly Cooper.
Pourtant, derrière les rires et les anecdotes, le tournage a aussi révélé les défis d’une production aussi ambitieuse. Les scènes de feu, comme celle filmée pour la saison 2, ont nécessité des moyens logistiques importants, tandis que les acteurs ont dû concilier exigences physiques et interprétation de rôles souvent explicitement sensuels. David Tennant, qui incarne un personnage clé, a partagé sur les réseaux sociaux des photos derrière les coulisses
publiées par le *Daily Mail*, confirmant la fin du tournage fin mars 2026. Ces images, bien que non détaillées, suggèrent une dynamique de groupe où humour et professionnalisme coexistent.

L’équipe a également dû gérer les attentes d’un public déjà familiarisé avec l’univers de Jilly Cooper, auteure connue pour ses romans centrés sur l’aristocratie britannique et ses mœurs libertines. La série, en adaptant ces thèmes pour un public contemporain, prend des risques calculés, comme en témoigne le choix de tourner dans un lieu chargé d’histoire, Chavenage House, propriété du National Trust. Ce cadre, à la fois élégant et décadent, renforce le contraste entre le faste des personnages et les situations souvent grotesques ou vulgaires du scénario.
Un ton qui divise, mais une production qui séduit
Si *Rivals* suscite des réactions mitigées parmi les critiques, son approche assumée en fait un phénomène culturel. Certains y voient une parodie des mœurs de l’élite britannique, tandis que d’autres saluent son audace à aborder des thèmes tabous avec humour et sans hypocrisie. La série, diffusée sur BBC One, bénéficie en outre d’une visibilité accrue grâce à des acteurs de renom comme Danny Dyer, Aidan Turner ou David Tennant, dont les carrières traversent plusieurs générations de téléspectateurs britanniques.

Reste à savoir si cette deuxième saison, promettant d’être encore plus audacieuse
, saura convaincre un public déjà conquis ou au contraire diviser davantage. Les coulisses, avec leurs anecdotes et leurs défis, révèlent cependant une production qui mise sur l’authenticité et le spectacle, deux ingrédients qui ont déjà fait ses preuves.
Et après ? La suite du projet et ses incertitudes
À ce stade, aucune information officielle n’indique si *Rivals* ira au-delà d’une troisième saison. Pourtant, le succès critique et les retours d’audience (les chiffres précis ne sont pas encore publiés pour 2026) laissent présager une possible continuation. La BBC, connue pour son appétit pour les séries audacieuses, pourrait bien renouveler sa confiance dans le projet, à condition que les audiences suivent.
En attendant, les coulisses de la saison 2 offrent un aperçu d’une production où le sérieux le dispute à l’absurde, où les défis logistiques côtoient les quiproquos historiques, et où l’humour des acteurs — comme les chauffettes de Danny Dyer ou les pancartes des toilettes — rappelle que même les séries les plus osées restent, avant tout, l’affaire d’hommes et de femmes en quête de divertissement.
Une chose est sûre : *Rivals* continue de surprendre, et ce n’est pas fini.
