Une controverse linguistique touche la Région bruxelloise à propos de la signalisation sur le Ring de Bruxelles, où des panneaux rédigés uniquement en néerlandais ont été implantés sur le sol bruxellois. Selon les informations rapportées par Dhnet, la rocade qui entoure la capitale se situe majoritairement en territoire flamand ainsi qu’en Région wallonne pour sa partie sud, mais quelques tronçons précis se trouvent à l’intérieur des frontières de la Région bruxelloise.
Une polémique linguistique éclate sur le Ring de Bruxelles autour de la signalisation unilingue
Parmi ces portions situées en territoire bruxellois figure notamment un tronçon de 880 mètres à Neder-Over-Heembeek, situé entre l’hôpital militaire et le viaduc de Vilvorde. Sur cette portion, les automobilistes peuvent lire des indications telles que Namen, Luik, Antwerpen, Mechelen, Militair Ziekenhuis ou encore Verbrande Brug West, sans aucun équivalent en français.
La gestion assurée par la Flandre sous le feu des critiques
Bien que ce tronçon se trouve sur le sol bruxellois, il est géré par la Flandre dans le cadre d’un accord de coopération interrégionale datant de 1991, ainsi que l’indique L’Avenir. Cet accord prévoit que la Flandre assure la gestion de divers petits tronçons frontaliers à Bruxelles et en Wallonie, et inversement.
Cependant, Bruxelles Mobilité rappelle que le bilinguisme est d’application dans la communication publique au sein de la Région bruxelloise. L’administration affirme que la Région flamande est obligée de respecter les lois linguistiques et que la signalisation doit donc être bilingue
. Le cabinet de la ministre Elke Van den Brandt (Groen) abonde dans le même sens en soulignant que les règles sont valables pour tout le monde
et que les autorités flamandes doivent traduire leurs panneaux, tout en plaidant pour une signalisation bilingue autour de Bruxelles et sur l’ensemble du Ring, tant en périphérie flamande que wallonne.
Positions figées et réactions politiques au Parlement bruxellois
Du côté flamand, la position demeure inflexible. Annick De Ridder (N-VA) justifie le maintien de la signalisation en soutenant que les panneaux s’adressent à toute personne empruntant le Ring et que, pour une telle communication à un large public, le néerlandais s’applique dans une région néerlandophone. L’équipe d’Annick De Ridder s’est par ailleurs refusée à tout commentaire auprès des médias, tandis que les services concernés maintiennent leur refus de modifier les panneaux.

Au Parlement bruxellois, la députée de la majorité Sofia Bennani (Les Engagés) est montée au créneau pour qualifier cette situation d’inacceptable et outrancier pour les francophones de Bruxelles
, annonçant son intention d’inscrire la question à l’agenda. La députée a également évoqué d’autres cas de non-respect du bilinguisme, tel que le panneau « Strombeek-Bever Centrum » sur l’A12, et suggère qu’en cas de refus persistant de la Flandre, Bruxelles pourrait se tourner vers la Wallonie pour procéder au remplacement si elle-même ne dispose pas du savoir-faire technique requis.
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