Une immense manifestation organisée par l’oppositionINDIA se tient ce 1er novembre 2026 au Ramlila Maidan de Delhi, sur fond de contestation des listes électorales et d’exigences de démission visant le commissaire électoral en chef Gyanesh Kumar.
Les tensions autour de la mobilisation au Ramlila Maidan
La capitale indienne est le théâtre d’une vive confrontation politique à l’occasion de ce rassemblement convoqué par le bloc d’opposition INDIA. Alors que les organisateurs affirment vouloir mobiliser des centaines de milliers de participants, la police de Delhi évalue l’affluence potentielle à un maximum de 50 000 personnes. L’événement cristallise les critiques de l’opposition contre la gestion des listes électorales et la direction de la commission électorale.
Le député et leader de l’opposition à la Lok Sabha, Rahul Gandhi, a vivement mis en cause le pouvoir exécutif. Lors d’un point de presse, il a déclaré que le gouvernement tente de tout faire pour empêcher les gens de venir à Delhi, ciblant directement les mesures prises par les autorités pour restreindre l’accès des militants venus de différents États comme l’Uttar Pradesh, le Bihar ou le Pendjab.
To every trader in Delhi: We love you and hear you.The Govt shut the metro, sealed our roads and locked down our capital.With a stolen vote nothing is safe – your shop, your savings, your children’s future.Tell Modi to sack accused no. 4, Gyanesh Kumar and the protests will… pic.twitter.com/USuHyO7qVW
— https://x.com/RahulGandhi/status/2114625930673225807
L’alliance INDIA réclame le départ du commissaire électoral en chef Gyanesh Kumar, estimant que la révision intensive des listes électorales compromet la neutralité des scrutins. Face à cette contestation, le président du Congrès Mallikarjun Kharge a mené les efforts de l’opposition en présentant une motion de mise en accusation symbolique lors d’une session organisée à sa résidence en présence de l’ancienne présidente de la Lok Sabha Meira Kumar et de représentants de vingt et un partis.
Le bras de fer entre les commerçants de Delhi et les organisateurs de la manifestation
La Chambre du commerce et de l’industrie (CTI) a multiplié les appels auprès des dirigeants du Congrès, dont Sonia Gandhi et Rahul Gandhi, pour réclamer le report de la manifestation à une date ultérieure au 10 novembre.
Les représentants des commerçants estiment que l’afflux de milliers de véhicules et de manifestants dans les zones commerçantes engendrera des pertes s’élevant à plusieurs milliards de roupies à l’approche de Dhanteras et de Diwali. Plus d’une douzaine d’associations professionnelles, parmi lesquelles la Delhi Drugs Traders Association et la Chandni Chowk Traders Parishad, ont souligné que la circulation des marchandises et l’accès des acheteurs se trouveraient gravement compromis.
Le président de la CTI, Brijesh Goyal, a indiqué que l’arrivée de nombreux autocars et participants bloquerait l’activité de vingt marchés historiques de la capitale à la veille des festivités. Malgré ces mises en garde et les requêtes adressées aux figures de l’opposition, les dates de l’événement n’ont pas été modifiées par les organisateurs.

La police de Delhi impose un dispositif de sécurité draconien
Pour autoriser la tenue du rassemblement au Ramlila Maidan, les forces de l’ordre ont assorti leur feu vert d’un dispositif de sécurité draconien. Le site a été découpé en quatorze zones distinctes placées sous la supervision directe d’officiers supérieurs de police, tandis que près de 3 500 agents ont été déployés sur le terrain.
Les consignes sécuritaires interdisent formellement tout hébergement nocturne sur place et exigent la dispersion complète de la foule avant 17 heures. Des centaines de caméras haute définition ainsi que des équipements de surveillance modernes ont en outre été installés afin de prévenir tout débordement au cours de cette journée sous haute tension.
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