Équateur : Tensions à Quito, Mobilisation Indigène et Blocages Routiers
Quito, Équateur – La capitale équatorienne est sur le qui-vive alors que des manifestations indigènes se préparent à converger vers le center-ville. Marlon Vargas, président de la conaie, a confirmé la mobilisation de colonnes de manifestants depuis Cayambé et Tabacundo, visant le Parc El Arbolito, lieu traditionnel des protestations indigènes.
Les autorités ont réagi en déployant plus de 7 000 policiers dans la capitale pour prévenir les affrontements et protéger les bâtiments publics.
Parallèlement, la province d’Imbabura, ainsi que les routes reliant Pichincha et Carchi, sont affectées par des blocages routiers. La police équatorienne a recensé huit fermetures de routes actives, entravant la circulation vers le nord du pays. Des fermetures intermittentes sont également signalées dans les provinces de Cotopaxi, Tungurahua et Chimborazo, au cœur de la Sierra centrale.
Malgré les appels au dialog des autorités,la participation des dirigeants indigènes à un nouveau processus de médiation reste incertaine. À ce jour, aucun accord concret n’a été conclu entre le gouvernement et les organisations sociales.
Contexte : Les revendications indigènes en Équateur
Les mouvements indigènes en Équateur jouent un rôle crucial dans la vie politique et sociale du pays. Leurs revendications portent traditionnellement sur la défense des droits des peuples autochtones, la protection de l’environnement, l’accès à la terre et aux ressources naturelles, ainsi que l’amélioration des services sociaux.Les protestations indigènes, souvent marquées par des blocages routiers et des rassemblements massifs, ont historiquement conduit à des changements politiques significatifs en Équateur. La Conaie (Confédération des Nationalités Indigènes de l’Équateur) est l’organisation indigène la plus importante du pays et exerce une influence considérable sur les décisions gouvernementales. Les tensions actuelles s’inscrivent dans un contexte de difficultés économiques et sociales persistantes, exacerbées par la pandémie de COVID-19 et les fluctuations des prix du pétrole, principale source de revenus de l’Équateur.
