Les plateformes sociales ont généré 32 millions d’euros de revenus en Irlande grâce à des publicités frauduleuses
DUBLIN – Les plateformes de médias sociaux ont tiré profit de la vulnérabilité des consommateurs irlandais en générant 32 millions d’euros de revenus l’année dernière grâce à des publicités frauduleuses, révèle une nouvelle étude. La recherche, commandée par la plateforme bancaire en ligne Revolut et menée par Juniper Research, met en lumière l’ampleur croissante de ce problème et son impact financier significatif.
Selon le rapport, le montant moyen perdu par victime suite à une publicité frauduleuse sur les réseaux sociaux en Irlande dépasse les 1 500 euros. À l’échelle européenne, les plateformes accumuleraient environ 4,4 milliards d’euros de revenus annuels grâce à ces pratiques.
L’étude prévoit une aggravation de la situation : en 2025, 10 % des revenus publicitaires totaux des réseaux sociaux en Europe proviendraient d’annonces frauduleuses. Les utilisateurs européens auraient été exposés à près d’un billion de publicités frauduleuses au cours de l’année, soit une moyenne de 164 publicités par utilisateur, un chiffre qui pourrait atteindre 215 si les tendances actuelles se maintiennent. Juniper Research estime que d’ici 2030, les entreprises de médias sociaux généreront plus de 13,8 milliards d’euros grâce à ces publicités et que le nombre d’impressions de publicités frauduleuses dépassera les 1,4 billion en Europe.
Ces chiffres alarmants soulignent la nécessité d’une action concertée pour lutter contre la fraude en ligne. Le député européen (MEP) irlandais Billy Kelleher, du parti Fianna Fáil, a récemment interpellé Revolut sur ses procédures de remboursement et de vérification, suite à de nombreux cas de clients irlandais victimes de fraudes et se voyant refuser le remboursement. “Il est devenu clair, à travers de nombreux exemples, que Revolut refuse souvent de rembourser les clients malgré des vérifications de paiement superficielles”, a déclaré M. Kelleher en décembre dernier.
Revolut se défend en affirmant être engagée dans la protection financière de ses clients, notamment grâce à des protocoles d’accès sécurisés et des alertes anti-fraude intégrées à l’application. “Notre système de sécurité automatisé surveille les transactions à la recherche de signes potentiels de fraude et d’escroquerie”, assure l’entreprise sur son site web. L’an dernier, Revolut a également lancé un service d’appels intégrés à l’application pour aider les clients à identifier les escroqueries par usurpation d’identité et à sécuriser leurs échanges avec le service client.
Cependant, la question de la responsabilité des plateformes de médias sociaux dans la lutte contre la fraude reste au cœur du débat. Les critiques estiment que ces plateformes devraient renforcer leurs contrôles et leurs mesures de prévention pour protéger les utilisateurs et limiter les revenus tirés d’activités illégales.
L’impact de ces fraudes ne se limite pas aux pertes financières individuelles. Il érode la confiance des consommateurs dans les services en ligne et peut avoir des conséquences négatives sur l’économie numérique dans son ensemble. Les autorités irlandaises et européennes sont appelées à renforcer la réglementation et la surveillance des plateformes de médias sociaux afin de garantir un environnement en ligne plus sûr et plus transparent.
[Intégration potentielle d’un tweet de Billy Kelleher sur le sujet : Rechercher sur X.com (anciennement Twitter) un tweet pertinent de Billy Kelleher concernant Revolut et la fraude.]
[Intégration potentielle d’une vidéo YouTube expliquant comment identifier les arnaques en ligne : Rechercher sur YouTube une vidéo récente et pertinente sur la sécurité en ligne et les arnaques sur les réseaux sociaux.]
