Proenza Schouler déconstruit la beauté pour l’automne-hiver 2026
New York, le 12 février 2026 – La semaine de la mode de New York a été le théâtre d’une réflexion audacieuse sur la beauté, orchestrée par Proenza Schouler pour sa collection automne-hiver 2026. Loin des canons classiques, la directrice artistique Rachel Scott a opté pour une approche déconstruite, presque fragmentée, de l’esthétique, en collaboration étroite avec le maquilleur Thomas de Kluyver.
L’idée maîtresse, révélée lors d’une conversation improvisée entre de Kluyver et Scott, était de repenser la beauté moderne, non pas comme une entité monolithique, mais comme un ensemble d’éléments distincts. “Nous avons simplement discuté de ce que nous ressentions par rapport à la beauté et de ce qui définissait une femme moderne”, explique de Kluyver. Le résultat ? Un maquillage qui se décompose en trois looks distincts, destinés à être portés ensemble ou séparément, pour créer une impression globale de sophistication désordonnée.
Sur le podium, les mannequins arboraient des cils incrustés de minuscules fragments de feuille noire, évoquant des bijoux délicats, rehaussés d’une généreuse couche de mascara Space Black de Byredo. L’eye-liner, appliqué de manière asymétrique – une ligne épaisse sur la paupière supérieure d’un œil, une ligne sur la ligne des cils inférieure de l’autre – ajoutait une touche d’imprévu. Enfin, les lèvres étaient sublimées par un rouge profond et mat, appliqué à la manière d’une tranche de tissu, pour un effet texturé et légèrement brut.
Cette approche déconstruite se reflétait également dans le soin de la peau. Fidèle à sa réputation, Proenza Schouler a privilégié un teint naturel, mais a innové en utilisant de l’oxygène pour aider à la pénétration des sérums Furtuna Skin, en particulier le Face & Eye Serum et le Biphase Moisturizing Oil. Cette technique, peu commune dans les coulisses des défilés, visait à maximiser l’hydratation et à créer une base lumineuse pour le maquillage.
L’attention portée aux détails s’est étendue jusqu’aux ongles, avec quatre vernis JINsoon – “sea clay” (bleu), “earth clay” (brun), “chillin” (crème opaque) et “tulle” (crème translucide) – choisis non pas en fonction des teintes de peau, mais en harmonie avec les couleurs de la collection.
Le coiffeur Holly Smith a complété le tableau avec une coiffure qui incarnait l’esprit de la femme moderne : un chignon bas lâche, évoquant une journée bien remplie et un style en perpétuelle évolution. L’utilisation du spray épaississant Oribe Maximista et du sèche-cheveux T3 Air IQ 360 a permis de créer une texture grumeleuse et un effet “imparfaitement parfait”.
“Nous voulions capturer l’idée d’une femme qui se prépare, mais qui est interrompue en cours de route”, explique Smith. “C’est un concept ouvert à l’interprétation, comme un film sans beaucoup de dialogues.”
Au-delà de l’aspect esthétique, le défilé Proenza Schouler a soulevé une question fondamentale : quelle est la place de la beauté dans un monde en constante mutation ? En déconstruisant les codes traditionnels, Rachel Scott et son équipe ont proposé une vision nouvelle, plus authentique et plus inclusive, qui célèbre l’individualité et l’imperfection. Un message qui résonne particulièrement fort dans une société obsédée par les standards de perfection irréalistes.
Instagram Post de Thomas de Kluyver
