retard dans la mise en œuvre du plan de soins pour l’EM/SFC et le post-Covid
Bruxelles, Belgique – L’request du plan d’action visant à améliorer la prise en charge des personnes atteintes d’Encéphalomyélite Myalgique/Syndrome de Fatigue Chronique (EM/SFC) et des séquelles de la Covid longue est compromise par des retards dans l’allocation des fonds nécessaires, selon des informations révélées par le ministère des Affaires sociales.
Le ministère indique que la mise en œuvre effective du plan dépend de la mise à disposition des ressources financières promises. actuellement, les États belges reçoivent annuellement 600 millions d’euros pour le secteur hospitalier et 300 millions d’euros pour les cabinets privés, spécifiquement destinés à la création de centres spécialisés pour les patients atteints d’EM/SFC et de PAIS (syndrome post-infectieux). Cependant, l’utilisation réelle de ces fonds pour les objectifs prévus reste incertaine.
Parallèlement, le Fonds de pension des travailleurs indépendants (PVA) est sous le feu des critiques pour sa gestion des dossiers d’EM/SFC et de post-Covid. Une étude récente, menée conjointement par l’APA, l’ORF et la plateforme Dossier, révèle que les demandes d’invalidité professionnelle, de pension d’invalidité ou d’allocation de soins, même pour les cas les plus sévères, sont rarement approuvées par le PVA.
Contexte et enjeux :
L’EM/SFC est une maladie chronique complexe caractérisée par une fatigue profonde et invalidante,souvent accompagnée de troubles cognitifs,de douleurs musculaires et articulaires,et d’autres symptômes. Le syndrome post-infectieux, quant à lui, regroupe les symptômes persistants après une infection, notamment la Covid-19, pouvant affecter divers organes et systèmes.
Ces conditions présentent un défi majeur pour les systèmes de santé, en raison de leur complexité diagnostique et thérapeutique. Le manque de reconnaissance et de prise en charge adéquate peut entraîner une détérioration de la qualité de vie des patients et un isolement social.
La création de centres spécialisés et l’amélioration de l’accès aux prestations sociales sont des mesures cruciales pour répondre aux besoins spécifiques de ces patients et garantir une prise en charge globale et coordonnée. Le retard dans la mise en œuvre du plan d’action soulève des inquiétudes quant à l’avenir de ces patients et à la capacité du système de santé à répondre à leurs besoins croissants.
