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PM extends austerity drive till June 13 to deal with impact of Middle East war

by Elodie Martin

MÉTADONNÉES
Titre SEO : Pakistan : Shehbaz Sharif prolonge l’austérité face à la crise pétrolière mondiale
Catégorie : Actualités / International
Mots-clés : Pakistan, Shehbaz Sharif, crise pétrolière, Moyen-Orient, mesures d’austérité, économie mondiale
Source originale : Dawn
Date de publication : 12 mai 2026
Auteur : Rédaction nouvelles-du-monde.com


Crise énergétique : Le Pakistan durcit le ton et prolonge son plan d’austérité jusqu’en juin

Par la Rédaction

ISLAMABAD – Face à une économie mondiale fragilisée et une instabilité persistante au Moyen-Orient, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a annoncé lundi l’extension des mesures d’austérité nationales jusqu’au 13 juin 2026. Cette décision, rendue officielle par une notification de la Division du Cabinet, vise à protéger le pays contre les ondes de choc d’une crise pétrolière mondiale sans précédent.

Un effet domino géopolitique

L’origine de cette rigueur budgétaire remonte au 28 février dernier, date du début du conflit au Moyen-Orient déclenché par les attaques américano-israéliennes contre l’Iran. Ce basculement géopolitique a immédiatement provoqué une envolée des prix du brut, plaçant le Pakistan, déjà vulnérable, dans une situation critique.

Un effet domino géopolitique
Middle East Moyen

Pour contrer cet impact, le gouvernement avait instauré, dès le 9 mars, un programme de restrictions drastiques. Aujourd’hui, le constat est clair : la situation exige une vigilance prolongée.

Moins de carburant, moins de voyages, plus de rigueur

L’extension actuelle cible prioritairement la consommation d’énergie et les dépenses de prestige de l’État. Parmi les mesures maintenues et prolongées, on note :

  • Une réduction de 50 % de l’allocation de carburant pour les véhicules officiels (les ambulances et bus publics restant exemptés pour garantir la continuité des services essentiels).
  • L’immobilisation de 60 % du parc automobile gouvernemental.
  • Un embargo strict sur les voyages officiels à l’étranger pour les ministres et hauts fonctionnaires, sauf nécessité absolue pour les intérêts nationaux.

Un sacrifice institutionnel global

L’austérité ne se limite pas au carburant. Le gouvernement a instauré un cadre de réduction des coûts qui touche toutes les strates de l’administration. Le rythme de travail a été modifié, avec une semaine de quatre jours (du lundi au jeudi) pour les bureaux gouvernementaux, bien que les banques, l’industrie et le secteur agricole aient été épargnés pour éviter un blocage économique total.

PM extends austerity drive till June 13 to deal with impact of Middle East war #Extends

Sur le plan financier, le coup est rude pour les décideurs : les salaires des parlementaires ont été amputés de 25 %, tandis que les employés des entreprises d’État (SOE) et des institutions supervisées par le gouvernement subissent des coupes allant de 5 % à 30 %. Parallèlement, les dépenses générales des départements ministériels ont été réduites de 20 %, avec une interdiction formelle d’acheter du mobilier, des climatiseurs ou de nouveaux véhicules.

Entre contrôle et soutien populaire

Pour s’assurer que ces directives ne restent pas lettre morte, Shehbaz Sharif a confié au Bureau du Renseignement (IB) la mission délicate de mener un audit tiers sur l’application réelle de ces mesures.

Entre contrôle et soutien populaire
Middle East Shehbaz Sharif

Toutefois, le gouvernement tente de maintenir un équilibre social. Le 30 avril dernier, le Premier ministre a prolongé d’un mois les subventions sur le carburant destinées aux motocyclistes, ainsi qu’aux transports publics et de marchandises. Ce filet de sécurité vise à protéger les agriculteurs et les petits transporteurs, les plus exposés à la volatilité des prix du pétrole induite par la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

Ce plan d’urgence, relayé initialement par le média Dawn, témoigne de la stratégie du Pakistan : compresser les dépenses de l’État au maximum pour absorber un choc externe dont la fin ne semble pas encore proche.

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