Scandale Phica : Le site à contenu illégal exige de l’argent pour effacer les images, enquête en cours
Rome, italie – un scandale majeur secoue le web italien. Le site Phica, spécialisé dans la diffusion de contenu à caractère sexuel non consenti, est accusé d’extorquer de l’argent à des victimes pour supprimer des images et des vidéos les concernant. L’affaire, révélée par FanPage.it, a déclenché une enquête policière et soulève de sérieuses questions sur la responsabilité des plateformes en ligne.
selon des échanges mis au jour, un certain “Bossmiao”, présenté comme le responsable du site, proposait à une utilisatrice de payer 2300 euros pour la suppression complète de son contenu. Une option plus “économique” à 700 euros était également proposée, limitée à la suppression du contenu de l’utilisatrice elle-même. “Bossmiao” justifiait ces tarifs par la nécessité d’une surveillance constante pour empêcher la réapparition du contenu via de nouveaux comptes. Il expliquait également l’existence d’une “liste noire” de créateurs de contenu, dont les noms sont masqués sur le site et déclenchent des alertes en cas de nouvelle activité.
“Si vous n’êtes pas dans la liste noire, les utilisateurs continueront d’ouvrir la discussion et de réintégrer tout à partir de zéro,” aurait-il écrit.
Dénégations et zones d’ombre
Interrogé par fanpage.it, “Bossmiao” se défend de toute responsabilité, affirmant que les enquêtes se concentrent uniquement sur les utilisateurs et non sur lui. Il assure collaborer avec la police postale depuis plus de vingt ans et minimise la quantité de contenu illicite présent sur le site, la qualifiant d'”infime partie du contenu total”.
Roberto Maggio, un entrepreneur italien, a également pris la parole pour se distancer de l’affaire.Il affirme ne pas être le directeur du site Phica, mais simplement l’exploitant de la plateforme de paiement utilisée pour les transactions. Son entreprise, Hydra, avec Atelier, “gère les systèmes de paiement à l’étranger, seulement les transactions, pas le contenu”, a-t-il déclaré, précisant n’avoir eu avec le propriétaire du site qu’une relation strictement administrative. Il affirme n’avoir pas été contacté par la police postale, mais se dit confiant dans leur capacité à identifier le véritable propriétaire du site.
Un problème persistant et complexe
Ce scandale met en lumière la difficulté de lutter contre la diffusion de contenu illégal en ligne et la complexité de la responsabilité des plateformes.La prolifération de sites comme Phica, souvent hébergés à l’étranger pour échapper aux lois locales, pose un défi majeur aux autorités.
Que faire si vous êtes victime ?
Si vous êtes victime de diffusion non consentie d’images ou de vidéos, il est crucial de :
Signaler le contenu aux plateformes concernées (réseaux sociaux, sites web, etc.).
Déposer plainte auprès de la police postale ou de la gendarmerie.
Contacter une association d’aide aux victimes pour obtenir un soutien juridique et psychologique.(Exemples : CyberAct,e-enfance)
Conserver toutes les preuves (captures d’écran,liens,échanges de messages,etc.).
L’affaire Phica est un rappel brutal de la nécessité d’une vigilance accrue et d’une coopération internationale renforcée pour protéger les victimes et lutter contre la criminalité en ligne. Les autorités italiennes poursuivent leur enquête pour identifier les responsables et démanteler ce réseau de diffusion de contenu illégal.
