Plus de 40 parlementaires britanniques exigent des ministres un renforcement des contrôles sur les importations de produits de la mer afin de contrer la pêche illégale et les violations des droits humains, tandis que le gouvernement maintient la suspension des demandes d’asile syriennes.
Un appel parlementaire pour assainir les importations de produits de la mer
Plus de 40 parlementaires britanniques ont manifesté leur vive inquiétude face au manque de contrôle concernant les importations de produits de la mer. Dans une lettre adressée à Emma Reynolds, secrétaire d’État au ministère de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales, et à Dame Angela Eagle, ministre de la Pêche, les signataires réclament des mesures urgentes pour empêcher le Royaume-Uni de devenir un dépouillement pour le poisson issu de la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN), ainsi que du travail forcé.
Cette initiative s’appuie sur le rapport Criminal catches: how to stop the supply of illegal seafood to the UK publié par la Coalition for Fisheries Transparency (CFT). Plus du quart des importations proviendrait de pays à haut risque, parmi lesquels la Chine et la Russie, dont les certificats de capture font l’objet d’une surveillance jugée insuffisante.
Le Royaume-Uni a un potentiel évident pour garantir que les produits de la mer entrant sur son marché soient légaux et traçables. La réinitialisation des relations entre l’UE et le Royaume-Uni offre une opportunité clé pour y parvenir. Vivien Deloge, coordinatrice britannique à la Coalition for Fisheries Transparency
La persistance de la suspension des demandes d’asile pour les ressortissants syriens
Sur un autre front ministériel, le gouvernement maintient sa position concernant l’immigration. En réponse à une lettre ouverte signée par plus de 730 organisations et acteurs de terrain, Dame Angela Eagle, ministre de la Sécurité des frontières et de l’Asile, a confirmé que la « pause temporaire » sur les entretiens et les décisions d’asile pour les Syriens reste en vigueur, selon les informations rapportées par le site Asylummatters.
Annoncée initialement le 9 décembre 2024 à la suite de la chute du régime d’Assad, cette mesure est qualifiée de nécessaire par l’exécutif en l’absence d’informations stables et objectives sur les risques en cas de retour. Si les nouveaux dossiers continuent d’être enregistrés et qu’aucune expulsion vers des zones à risque n’est programmée, l’attente prolongée plonge de nombreux demandeurs dans l’incertitude.
La situation évolue rapidement et dès qu’il y aura une base suffisamment claire pour formuler des décisions, l’examen des demandes d’asile reprendra. Dame Angela Eagle, ministre de la Sécurité des frontières et de l’Asile
L’avenir incertain du site de la Royal Air Force à Scampton
Parallèlement, le dossier du site militaire de Scampton connaît un nouveau rebondissement. Le ministère de l’Intérieur a confirmé son intention de commercialiser le site sur le marché libre, tout en affirmant vouloir poursuivre les discussions avec les autorités locales. D’après un communiqué du West Lindsey District Council, une lettre transmise par Dame Angela Eagle précise que cette démarche commerciale s’effectuera en parallèle avec l’examen des projets portés par le conseil.

Face aux contraintes techniques du site, incluant des pollutions historiques et des impératifs patrimoniaux, la collectivité locale estime qu’un partenariat public-privé reste l’unique voie viable.
À ne pas manquer