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Ouganda : 40 ans de NRM, bilan et perspectives

Uganda célèbre 40 ans de stabilité sous le règne de Museveni, mais des défis persistent

Kampala, Ouganda – L’Ouganda se prépare à célébrer le 40e anniversaire de la prise de pouvoir par le Mouvement de Résistance Nationale (NRM) le 26 janvier 2026, marquant quatre décennies sous la direction du président Yoweri Museveni. Les célébrations, qui se tiendront au terrain cérémoniel d’indépendance de Kololo à Kampala, auront pour thème “Hommage aux patriotes qui ont initié un changement fondamental”.

L’arrivée au pouvoir du NRM en 1986, après la capture de Kampala par l’Armée Nationale de Résistance (NRA), a mis fin à une période de chaos et de violence qui avait ravagé le pays. Le général Tito Okello Lutwa, à la tête de la junte de l’Armée Populaire d’Ouganda (UNLA), avait été renversé, ouvrant la voie à l’ascension de Museveni, devenu le 9e président de l’Ouganda.

“Ce qui se passe aujourd’hui n’est pas un simple changement de gardes : c’est un changement fondamental dans la politique de notre pays”, avait déclaré Museveni lors de son investiture, une citation qui reste un pilier de la rhétorique du NRM. Cette promesse de transformation, au-delà d’une simple transition de pouvoir, a marqué un tournant idéologique pour l’Ouganda.

Avant 1986, l’Ouganda avait connu huit dirigeants, tous renversés par des coups d’État violents ou des guerres civiles. Cette instabilité chronique avait plongé le pays dans l’anarchie, ruiné l’économie et entraîné la mort et le déplacement de milliers d’Ougandais. Beaucoup ont fui vers l’exil.

Aujourd’hui, la situation sécuritaire s’est stabilisée, bien que des défis subsistent. Les frontières nationales sont globalement sécurisées, à l’exception des répercussions des conflits dans les pays voisins – République Démocratique du Congo, Soudan du Sud, Soudan et Somalie – qui se traduisent par un afflux de réfugiés, d’immigrants illégaux et une prolifération des armes légères.

Croissance économique et développement des infrastructures

Le gouvernement du NRM met en avant des progrès significatifs en matière de développement économique. L’Ouganda a été récemment classé septième parmi les neuf économies à la croissance la plus rapide au monde par le Fonds Monétaire International (FMI). Cette croissance est attribuée à des politiques de libéralisation et de réforme des institutions publiques mises en œuvre après 1986.

L’infrastructure énergétique a connu une transformation radicale. En 1986, l’ensemble du pays était alimenté par une seule centrale hydroélectrique, Nalubaale (anciennement Owen Falls Dam), avec une capacité maximale de 150 mégawatts. Aujourd’hui, quatre grandes centrales hydroélectriques – Nalubaale, Kiira, Isimba et Karuma – produisent une capacité combinée de 1 163,2 mégawatts. Des sources supplémentaires, telles que les centrales solaires de Kigwabya et Nkonge, ajoutent 888,8 mégawatts supplémentaires, portant la capacité totale installée à 2 052 mégawatts.

Des investissements importants ont également été réalisés dans les secteurs de la santé et de l’éducation. Le gouvernement a créé l’Institut Ougandais du Cancer, doté de 38 centres régionaux, l’Institut Ougandais du Cœur et des unités de soins intensifs, ainsi que des centres d’imagerie pour les hôpitaux de référence.

L’accès à l’éducation a été considérablement élargi grâce à l’introduction de l’Éducation Primaire Universelle (EPU) en 1997, qui a aboli les frais de scolarité et a fait passer le nombre d’enfants inscrits en primaire de 2,2 millions en 1986 à plus de 8 millions aujourd’hui. Le nombre d’universités a également augmenté, passant d’une seule en 1986 à douze universités publiques et de nombreuses universités privées.

Accès à l’eau, numérique et agriculture

L’accès à l’eau potable s’est également amélioré, avec 80 % des foyers ayant désormais accès à des sources d’eau améliorées, selon le rapport du recensement national de la population et du logement de 2024.

Le gouvernement s’efforce également de promouvoir la transformation numérique à travers la Feuille de Route de la Transformation Numérique (2023-2027), axée sur l’infrastructure, la gouvernance électronique, les compétences numériques, l’innovation et des secteurs tels que la santé et l’éducation.

L’agriculture, principal employeur du pays, est également un secteur prioritaire. L’Ouganda est devenu le premier exportateur de café en Afrique, témoignant de l’engagement du gouvernement à accroître les exportations agricoles.

Malgré ces progrès, l’Ouganda est confronté à des défis persistants, notamment la gestion des conflits régionaux, la lutte contre la corruption et la réduction des inégalités. Les célébrations du 40e anniversaire du NRM offrent une occasion de réfléchir aux réalisations du pays, mais aussi de reconnaître les défis qui restent à relever pour assurer un avenir prospère et équitable pour tous les Ougandais.

[Intégration potentielle d’un tweet officiel du gouvernement ougandais sur les célébrations du 40e anniversaire du NRM]

[Intégration potentielle d’une vidéo YouTube présentant les réalisations du gouvernement ougandais au cours des 40 dernières années]

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