Découverte majeure : Un fossile révèle les origines de la symétrie radiale des étoiles de mer
Madrid, Espagne – Une équipe de chercheurs de l’IGME-CSIC a annoncé aujourd’hui une découverte révolutionnaire qui éclaire l’évolution de la symétrie corporelle chez les échinodermes, le groupe auquel appartiennent les étoiles de mer, les oursins et les concombres de mer. L’étude, portant sur le fossile exceptionnellement bien conservé d’Atlascystis acantha, datant d’il y a des millions d’années, révèle un animal marin transitionnel qui présentait à la fois une symétrie bilatérale et des caractéristiques préfigurant la symétrie radiale quintuple caractéristique des étoiles de mer modernes.
Ce fossile unique, visualisé grâce à la technologie de rayonnement synchrotron – une technique non-destructive permettant une reconstruction 3D précise – possède des ambulacres, des structures tubulaires avec ventouses essentielles à la locomotion et à l’alimentation des échinodermes. La présence de ces structures chez atlascystis acantha, malgré sa forme globalement bilatérale, suggère que l’évolution vers la symétrie radiale a commencé bien plus tôt qu’on ne le pensait.
L’analyze des ambulacres a permis de reconstituer un processus évolutif fascinant. Les échinodermes primitifs possédaient initialement deux ambulacres, qui ont ensuite été réduits à un seul avant de se multiplier, passant par trois, pour finalement atteindre le nombre de cinq que l’on observe chez la plupart des étoiles de mer actuelles.
Comprendre l’évolution de la symétrie : un enjeu majeur pour la biologie
La symétrie corporelle est un concept fondamental en biologie, influençant la locomotion, la prédation, et même la reproduction. La transition de la symétrie bilatérale (comme chez les humains) à la symétrie radiale (comme chez les étoiles de mer) est un événement évolutif majeur, et Atlascystis acantha offre une fenêtre unique sur ce processus.
les échinodermes, bien que souvent négligés, représentent un groupe animalier crucial pour comprendre l’histoire de la vie sur Terre. Leur squelette interne, composé de plaques calcaires, est particulièrement propice à la fossilisation, offrant ainsi un enregistrement précieux de leur évolution.
Cette découverte souligne l’importance des archives fossiles pour reconstituer l’histoire de la vie et comprendre comment les plans corporels complexes des animaux se sont développés au fil des millions d’années. L’étude d’Atlascystis acantha ne se contente pas de compléter un puzzle évolutif, elle illustre également le pouvoir des nouvelles technologies, comme le rayonnement synchrotron, pour révéler des secrets cachés dans les profondeurs du temps.
