OpenAI a annoncé des revenus annualisés s’approchant de 50 milliards de dollars à la fin du mois de septembre, alors que la presse projetait 70 milliards de dollars, provoquant une correction sur les marchés technologiques liée à une méthode comptable différente de celle d’Anthropic.
Des prévisions inférieures de 20 milliards de dollars
Le créateur de ChatGPT a récemment communiqué à ses investisseurs des chiffres d’affaires annualisés s’approchant de 50 milliards de dollars à la fin du mois de septembre selon les documents financiers transmis par OpenAI. Ce montant contraste fortement avec les projections de 70 milliards de dollars qui circulaient dans la presse au cours des semaines précédentes sans avoir été démenties par l’entreprise. L’entreprise dirigée par Sam Altman poursuit pourtant sa progression. Les données internes communiquées aux actionnaires font état d’une croissance globale de 77 % au troisième trimestre, tandis que les revenus issus des clients professionnels ont progressé de 107 % d’après les déclarations de l’entreprise.
À la fin de l’année 2025, le rythme annualisé de l’entreprise s’établissait aux alentours de 20 milliards de dollars, avant de progresser pour dépasser les 40 milliards de dollars en août 2026.
Une méthode comptable distincte de celle d’Anthropic
L’écart de 20 milliards de dollars entre les deux estimations chiffrées provient d’une variation dans la manière dont les laboratoires d’intelligence artificielle mesurent leurs flux de trésorerie potentiels pour s’aligner sur les pratiques du marché.

Les investisseurs ont cherché à établir une comparaison directe avec la firme rivale Anthropic, dont le chiffre d’affaires prévisionnel avait atteint 65 milliards de dollars à la fin du mois de juillet. Cette dernière comptabilise dans ses ventes l’intégralité du montant brut des transactions transitant par ses partenaires cloud, incluant la part qui revient à des infrastructures telles que Amazon Web Services et Google Cloud. OpenAI, en revanche, exclut ces coûts de refacturation et publie un chiffre net de ces flux.
Wall Street réagit aux modes de calcul
L’annonce de cet écart de mesure a secoué Wall Street. Le repli a touché l’ensemble des grandes valeurs technologiques liées aux infrastructures d’intelligence artificielle à la suite des éclaircissements sur les modes de calcul.
Oracle a cédé 5,5 %, CoreWeave a abandonné 8 % en raison de pressions supplémentaires liées à des ventes d’initiés et à un endettement en obligations convertibles, et le géant des puces Nvidia a reculé de 2,94 % pour s’établir à 230,48 dollars, se trouvant ainsi environ 5 % en deçà de son cours record atteint quelques jours plus tôt.
D’autres équipementiers ont également subi des replis notables au cours de la même séance, à l’instar de Micron qui a reculé de 4,8 %.
OpenAI reporte son introduction en Bourse
Malgré ces ajustements comptables, OpenAI mène des pourparlers initiaux pour lever au moins 30 milliards de dollars dans un tour de table visant à valoriser la société à environ 1 400 milliards de dollars selon les informations relayées par la presse financière.

L’entrée en Bourse initialement escomptée par certains observateurs pour cette année a quant à elle été reportée à 2027. Le directeur général Sam Altman a confirmé cette orientation dans une interview accordée à Fortune à la mi-septembre, qualifiant l’environnement actuel de moment mal avisé pour une introduction sur les marchés et affirmant ne ressentir aucune pression pour franchir le pas.
Interrogé sur la perspective d’une cotation en 2026, Sam Altman a répondu qu’il restait de nombreux chantiers à mener, liant directement cette décision aux impératifs de sécurité, d’alignement et aux responsabilités de l’entreprise vis-à-vis de sa mission à long terme, alors que son rythme annualisé s’établissait aux alentours de 20 milliards de dollars à la fin de l’année 2025.
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