Gènes de l’obésité : une découverte majeure pourrait transformer la prévention et le traitement
Rome, Italie – Une équipe de chercheurs a identifié de nouveaux gènes qui pourraient tripler le risque d’obésité, ouvrant la voie à des stratégies de prévention et de traitement plus ciblées. L’étude, menée par des scientifiques italiens et publiée ce mercredi 15 octobre 2025, révèle des liens insoupçonnés entre certains gènes et le développement de l’obésité, même chez les personnes en surpoids ayant une masse musculaire importante.
Les gènes nouvellement découverts mettent en lumière des mécanismes biologiques déjà connus liés à l’obésité,mais aussi des voies jusqu’ici peu explorées. Parmi eux, le gène Ylpm1, un facteur de transcription exprimé dans les tissus cérébraux, est particulièrement intéressant. Son rôle potentiel dans le développement de troubles mentaux et son impact sur l’obésité soulignent la complexité des interactions entre le cerveau, le métabolisme et le poids.
“Ces nouveaux gènes identifiés mettent en évidence certains circuits déjà connus dans la biologie de l’obésité, et d’autres que nous commençons seulement à comprendre aujourd’hui”, explique le Dr. Banerjee, principal auteur de l’étude. “Ylpm1, par exemple, est un facteur de transcription peu étudié, qui s’exprime dans les tissus cérébraux et qui est lié au développement de problèmes mentaux. Il s’agit d’un exemple clair d’un gène dont la reconnaissance a pu être retardée par la faible prévalence dans une population spécifique.”
Obésité : un problème de santé publique mondial
L’obésité est un problème de santé publique majeur à l’échelle mondiale, touchant des millions de personnes et contribuant à l’augmentation des maladies chroniques telles que le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et certains cancers. Comprendre les facteurs génétiques qui prédisposent à l’obésité est crucial pour développer des interventions efficaces.
L’importance de la masse musculaire
L’étude suggère également que la masse musculaire joue un rôle protecteur contre les maladies, même en cas de surpoids. Les personnes en surpoids mais dotées d’une masse musculaire importante semblent moins susceptibles de développer des complications liées à l’obésité. Cela souligne l’importance de l’activité physique et d’une alimentation riche en protéines pour maintenir une bonne santé métabolique.
Perspectives futures
Les chercheurs espèrent que ces découvertes génétiques permettront de développer des tests de dépistage précoce pour identifier les personnes à risque d’obésité et de personnaliser les stratégies de prévention et de traitement. Des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les mécanismes d’action de ces gènes et pour évaluer l’efficacité de nouvelles approches thérapeutiques ciblant ces voies biologiques.
