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Netanyahu rejoint le “Conseil de la Paix” de Trump : Détails

Trump lance un « Conseil de la Paix » controversé, Israël s’inquiète de sa composition

WASHINGTON (AP) – L’ancien président américain Donald Trump a annoncé la création d’un « Conseil de la Paix », une initiative internationale visant à promouvoir la stabilité et la résolution des conflits, suscitant à la fois l’adhésion et la méfiance de la communauté internationale. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accepté de rejoindre ce conseil, aux côtés des Émirats arabes unis, du Bahreïn, de l’Albanie, de l’Arménie, de l’Azerbaïdjan, de la Biélorussie, de la Hongrie, du Kazakhstan, du Maroc et du Vietnam.

L’initiative, dont la charte a été divulguée aux médias, semble initialement conçue pour aider à mettre fin à la guerre de deux ans entre Israël et le Hamas à Gaza et superviser la reconstruction de la bande de Gaza. Cependant, le document ne mentionne pas explicitement le territoire palestinien et certains observateurs craignent qu’il ne vise à supplanter le rôle des Nations unies.

Selon la charte, les États membres bénéficieront d’un mandat renouvelable de trois ans, mais pourront obtenir un statut permanent en contribuant avec un financement d’un milliard de dollars. Le Conseil de la Paix se définira comme une organisation internationale dédiée à la stabilité, à la bonne gouvernance et à la paix durable dans les zones de conflit, en conformité avec le droit international.

Trump occupera la présidence du conseil, tout en représentant également les États-Unis. Il aura le pouvoir exclusif de créer, modifier ou dissoudre des entités subsidiaires pour atteindre les objectifs du conseil, et sélectionnera les membres d’un Conseil exécutif qui l’aidera à mettre en œuvre sa mission.

Le Conseil exécutif initial comprend des personnalités de premier plan telles que le secrétaire d’État américain Marco Rubio, l’envoyé spécial pour le Moyen-Orient Steve Witkoff, le gendre de Trump, Jared Kushner, et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

Un point de friction majeur est apparu avec la composition du « Conseil exécutif de Gaza », annoncé par la Maison Blanche. Israël a exprimé son mécontentement face à l’inclusion de représentants de la Turquie et du Qatar, qui ont joué un rôle de médiation dans le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas en octobre dernier. Selon les médias israéliens, cette décision a été prise « au-dessus de la tête » d’Israël et contredit sa politique.

Le plan de paix de Trump prévoit deux phases. La première, déjà mise en œuvre, a abouti à un cessez-le-feu, à un échange de prisonniers et à une augmentation de l’aide humanitaire à Gaza. La deuxième phase, plus complexe, vise à la reconstruction et à la démilitarisation de Gaza, y compris le désarmement du Hamas, ainsi qu’à un retrait complet des forces israéliennes.

Cette deuxième phase se heurte à des obstacles importants. Le Hamas a toujours refusé de renoncer à ses armes sans la création d’un État palestinien indépendant, et Israël n’a pas pris d’engagement ferme concernant un retrait total de Gaza.

La situation sur le terrain reste fragile. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, plus de 460 Palestiniens ont été tués dans des frappes israéliennes, selon le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas. L’armée israélienne a quant à elle déclaré que trois de ses soldats ont été tués dans des attaques palestiniennes au cours de la même période.

Le conflit actuel a été déclenché par l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël le 7 octobre 2023, qui a fait environ 1 200 morts et 251 otages. En réponse, Israël a lancé une campagne militaire à Gaza, qui a fait plus de 71 550 morts, selon le ministère de la Santé du territoire.

L’initiative de Trump intervient dans un contexte géopolitique complexe et soulève des questions quant à son efficacité et à son impact réel sur la résolution du conflit israélo-palestinien. Plusieurs pays, dont la Norvège, la France et la Suède, ont exprimé des réserves et ont indiqué qu’ils ne rejoindraient pas le Conseil de la Paix dans sa forme actuelle. Le Canada, la Russie, la Turquie et le Royaume-Uni n’ont pas encore répondu publiquement à l’invitation.

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