Home InternationalNavalny : 2 ans après sa mort, répression accrue en Russie

Navalny : 2 ans après sa mort, répression accrue en Russie

Deux ans après sa mort en prison, la répression s’intensifie autour de l’héritage de Navalny en Russie

Par [Votre Nom], Rédacteur en Chef International, nouvelles-du-monde.com

Moscou – Deux ans après la mort en détention du leader de l’opposition russe Alexeï Navalny, les autorités russes intensifient leur répression contre ses partisans et les personnes associées à son travail, selon Amnesty International et des enquêtes internationales. La mort de Navalny, survenue dans une colonie pénitentiaire reculée de l’Arctique, continue de susciter l’indignation internationale et des appels à la justice.

Les révélations récentes, confirmant que Navalny a été tué avec l’épibatidine, un neurotoxine extrêmement puissant, ont relancé les questions sur les circonstances exactes de sa mort et le rôle du Kremlin. Une enquête conjointe menée par la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède et le Royaume-Uni a conclu que l’État russe disposait des moyens, de la motivation et de l’opportunité de déployer cette substance. Le Royaume-Uni a annoncé qu’elle saisirait l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) concernant cette affaire, soulignant la violation des conventions internationales sur les armes chimiques et biologiques ratifiées par la Russie.

“Deux ans se sont écoulés depuis la mort d’Alexeï Navalny, un défenseur infatigable de la lutte contre la corruption et la répression étatique en Russie. La vérité n’a pas été enterrée”, a déclaré Agnès Callamard, Secrétaire Générale d’Amnesty International. “Les tentatives de dissimuler les circonstances de sa mort ont échoué.”

L’enquête a été rendue possible grâce à la coopération internationale, mais aussi, et surtout, au courage de ceux qui, à l’intérieur de la Russie, ont préservé et transmis les preuves nécessaires à l’établissement de la vérité, a souligné Callamard.

La répression qui suit la mort de Navalny est alarmante. Son Fonds de Lutte contre la Corruption (FBK) a été désigné comme organisation “terroriste” par les autorités russes, ouvrant la voie à des sanctions encore plus sévères contre ses sympathisants. Plus de 100 affaires pénales ont été ouvertes en 2025, uniquement sur la base de dons, souvent minimes, au FBK. Au moins 96 personnes ont été poursuivies pour des dons allant de 1,30 à 180 dollars américains.

Les avocats de Navalny, Aleksei Liptser, Vadim Kobzev et Igor Sergunin, ainsi que des journalistes travaillant pour des médias indépendants comme SotaVision et Navalny Live, ont été condamnés à de longues peines de prison pour des accusations liées à leur travail pacifique de défense des droits de l’homme. Antonina Favorskaya et Artyom Kriger, reporters pour SotaVision, ont vu leurs peines de 5 ans et demi confirmées en décembre 2025.

“Ces poursuites s’inscrivent dans une vague de répression beaucoup plus large”, a ajouté Callamard. “Les autorités russes abusent de la législation sur l’‘extrémisme’ et le ‘terrorisme’ pour persécuter les critiques pacifiques.”

L’augmentation du nombre de poursuites est frappante : deux cas en 2022, quatre en 2023, 27 en 2024 et déjà plus de 79 en 2025.

Amnesty International appelle à la libération immédiate et inconditionnelle de tous ceux qui ont été emprisonnés pour leur association avec Navalny ou son travail, ainsi qu’à l’abandon de leurs condamnations injustes. L’organisation exhorte également les États et les organisations internationales à soulever publiquement les cas individuels, à soutenir les efforts de surveillance et de responsabilisation, et à offrir une protection internationale, y compris l’asile, aux partisans de Navalny menacés de poursuites pénales motivées politiquement en Russie.

La mort de Navalny et la répression qui s’ensuit soulignent l’importance cruciale de la défense des droits de l’homme et de la liberté d’expression, même face à des régimes autoritaires. L’affaire Navalny est un rappel poignant des risques encourus par les défenseurs des droits de l’homme et des journalistes dans le monde entier, et de la nécessité d’une solidarité internationale pour les protéger.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.