La NASA a lancé ce dimanche 30 août le télescope spatial Nancy Grace Roman à bord d’un lanceur Falcon Heavy depuis la Floride. Cet observatoire panoramique de plus de 12 mètres, doté d’un budget supérieur à 4 milliards de dollars, doit cartographier des milliers de galaxies et sonder la matière et l’énergie noires.
Le décollage s’est déroulé à 7 h 26 heure locale depuis le Centre spatial Kennedy, situé à Cabo Cañaveral en Floride, lors d’une mission retransmise en direct par l’agence spatiale américaine selon la retransmission en video de la agencia espacial estadounidense. Validée de justesse après une dernière revue de préparation, cette échéance a permis d’avancer le calendrier de neuf mois par rapport aux prévisions initiales de l’agence.
Un observatoire panoramique taillé pour observer des milliers de galaxies
Développé pendant plus d’une décennie pour un coût global dépassant les quatre milliards de dollars, l’appareil se distingue par son champ de vision exceptionnel. Sa capacité d’observation est plus de cent fois supérieure à celle du télescope spatial Hubble, lancé le 24 avril 1990 et ancré dans l’histoire de l’astronomie lequel a marqué un avant et un après en la astronomía.

Grâce à cet instrument doté d’une caméra infrarouge de 300 mégapixels, le télescope montera la garde pour sonder plus de 2 000 galaxias et percer les mouvements de l’univers capaz de observar 2 000 galaxias. Les ingénieurs de la mission estiment qu’en un seul mois d’activité, l’observatoire capturera des portions de ciel cinquante fois plus vastes que tout ce que Hubble a pu couvrir au cours de ses trente premières années d’exploitation.
La quête de la matière noire et le défi du modèle standard de l’univers
Au-delà de son ambition cartographique, l’appareil a pour mission principale de s’attaquer aux constituants invisibles du cosmos. La matière noire et l’énergie noire totalisent à elles seules environ 95 % du contenu de l’univers, bien que leurs origines fondamentales restent enveloppées de mystère dont on ne connaît pas l’origine mais que l’on pense représenter 95 % de notre univers.

Les scientifiques espèrent ainsi utiliser les données infrarouges de l’engin pour analyser la lumière émise par des corps célestes il y a des milliards d’années. Cette fenêtre temporelle permettra de mettre à l’épreuve les théories cosmologiques actuelles face aux récentes divergences relevées sur l’expansion de l’univers naissant.
Julie McEnery, responsable scientifique du projet, a indiqué que cela permettrait de dire de manière définitive si le modèle fonctionne ou non, et que dans le cas contraire, cela fournirait la précision et la qualité des données nécessaires pour commencer à distinguer les différentes options.
Un voyage de cent jours vers le point de Lagrange L2
L’engin entame à présent une longue croisière spatiale. Il lui faudra environ une centaine de jours pour parcourir les 1,5 million de kilomètres le séparant de sa destination définitive : une zone gravitationnellement stable située entre la Terre et le Soleil connue sous le nom de point de Lagrange L2, où opère déjà le télescope James Webb y donde también está el James Webb, lanzado en 2021.

Une fois positionné, le télescope fonctionnera en tandem avec le Webb, l’observatoire terrestre Rubin au Chili et la sonde européenne Euclid pour multiplier les découvertes d’exoplanètes et de supernovas lointaines situées en dehors du système solaire, ainsi que des dizaines de milliers de supernovas.
Un flux massif de données et un hommage à la pionnière de l’astronomie
L’exploitation scientifique de la mission générera un volume d’informations inédit. Les équipes au sol estiment la production quotidienne à environ 1,3 terabyte, tandis que d’autres estimations techniques évoquent jusqu’à 11 terabytes par jour selon les modes de balayage du centre galactique equivalentes a descargar unas 350 películas en resolución 4K Ultra HD cada 24 horas.
« Le télescope générera environ 1,3 terabytes de données au día, ce qui signifie que básicamente no se pueden descargar los datos en el portátil de nadie » Dave Content, responsable technique du télescope, via Latercera
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