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NASA : Étage supérieur SLS, gaspillage de milliards ?

by Louis Girard - Tech

L’étage supérieur de la NASA : un gouffre financier et technologique ?

En tant que journaliste spécialisé dans l’aérospatial, je suis souvent confronté à des projets ambitieux, mais peu m’ont laissé aussi perplexe que le développement de l’étage supérieur pour la fusée SLS de la NASA. L’histoire, comme le révèle un article récent, est celle d’opportunités manquées, de coûts explosifs et d’un calendrier qui s’étire indéfiniment.

Ignorer les solutions existantes

Il est frappant de constater que la NASA a choisi de développer un étage supérieur entièrement nouveau, alors que des alternatives plus économiques et disponibles existaient déjà. United Launch Alliance (ULA) travaillait sur la Centaur V, un étage supérieur plus puissant pour sa fusée Vulcan, utilisant un propulseur similaire à celui du SLS. De même, Blue Origin développait le moteur BE-3U à hydrogène. Ces options, moins coûteuses et plus rapidement déployables, ont été, semble-t-il, ignorées.

Des milliards engloutis pour un résultat incertain

Le Congrès, motivé par des considérations d’emploi, a insisté pour que la NASA développe sa propre solution. En 2016, 85 millions de dollars ont été alloués aux travaux préliminaires, et depuis, plus de 3,5 milliards de dollars ont été dépensés. Pour le développement du deuxième étage d’une fusée, utilisant des moteurs RL-10 qui volent depuis six décennies !

Le résultat ? Un étage supérieur qui ne sera pas prêt à voler avant plusieurs années encore. Ce projet a non seulement permis de distribuer des fonds à Boeing et Aerojet Rocketdyne, mais a également nécessité la construction d’une nouvelle tour de lancement massive au Kennedy Space Center.

Coûts qui s’envolent

Les estimations initiales des coûts sont particulièrement révélatrices. Le contrat initial de Boeing pour la construction de l’étage supérieur a débuté à 962 millions de dollars, avec une prévision de lancement lors du deuxième vol du SLS en 2021. La tour de lancement, initialement estimée à 383 millions de dollars, devrait désormais dépasser les 2 milliards de dollars. Des milliards de dollars pour un étage supérieur relativement simple, utilisant des technologies éprouvées et une infrastructure nouvelle et coûteuse.

Les leçons à tirer pour l’avenir

Cette saga soulève des questions fondamentales sur la gestion des programmes spatiaux. La pression politique, le manque de vision stratégique et la préférence pour des solutions “maison” peuvent conduire à des gaspillages considérables et à des retards importants.

L’importance de la collaboration public-privé

L’exemple de SpaceX, ULA et Blue Origin, qui ont récemment décroché des contrats de lancement de la Space Force pour 13,5 milliards de dollars, montre l’efficacité de la collaboration entre le secteur public et le secteur privé. Ces entreprises sont capables de développer des solutions innovantes à moindre coût et dans des délais plus courts.

Privilégier les technologies éprouvées

Il est souvent plus judicieux d’utiliser des technologies éprouvées plutôt que de partir de zéro. Cela permet de réduire les risques et les coûts, tout en garantissant une plus grande fiabilité.

Bon à savoir : Le succès des programmes spatiaux repose sur une planification rigoureuse, une gestion efficace des coûts et une collaboration étroite entre les différents acteurs.

FAQ

Quel est le coût total estimé de l’étage supérieur du SLS ?
Plus de 3,5 milliards de dollars ont déjà été dépensés, et le coût final pourrait dépasser les 5 milliards de dollars, en incluant la nouvelle tour de lancement.

Pourquoi la NASA n’a-t-elle pas utilisé des solutions existantes ?
La pression politique et la volonté de créer des emplois ont conduit le Congrès à insister pour que la NASA développe sa propre solution.

Quelles sont les alternatives à l’étage supérieur du SLS ?
La Centaur V d’ULA et le moteur BE-3U de Blue Origin étaient des options plus économiques et plus rapidement disponibles.

Quel est l’impact de ces retards sur le programme Artemis ?
Les retards dans le développement de l’étage supérieur du SLS retardent également le programme Artemis, qui vise à renvoyer des astronautes sur la Lune.

Conseil d’expert : Pour les entreprises souhaitant s’impliquer dans le secteur spatial, il est crucial de se concentrer sur des niches spécifiques et de développer des technologies innovantes qui répondent aux besoins du marché.

Qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à partager vos réflexions dans les commentaires ci-dessous. Et pour ne rien manquer de l’actualité spatiale, abonnez-vous à notre newsletter !

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