La guerre en Iran menace de raviver les tensions économiques mondiales, alerte la BRI
Par [Votre Nom], Rédacteur en chef, Section Économie, nouvelles-du-monde.com
Une escalade prolongée du conflit au Moyen-Orient pourrait entraîner une nouvelle flambée des taux d’intérêt et une vente massive sur les marchés financiers, amplifiant les dommages déjà considérables pour l’économie mondiale, a mis en garde la Banque des règlements internationaux (BRI). L’institution, qui conseille les banques centrales du monde entier et gère une partie de leurs réserves de change, souligne le risque d’une pression accrue sur les prix des actifs et une détérioration des finances publiques de nombreux pays.
Hyun Song Shin, responsable du département économie et monétaire de la BRI, a expliqué lors d’une conférence de presse que si le conflit s’étendait au-delà des attentes actuelles, cela pourrait provoquer des ajustements brusques des anticipations d’inflation et des conditions financières. "Cela pourrait mettre sous pression les valorisations élevées des actifs", a-t-il déclaré.
L’impact immédiat du conflit s’est déjà fait sentir sur les marchés, avec une chute des actions et des obligations suite à une hausse d’environ 35% des prix du pétrole après la perturbation du trafic dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le transport du pétrole, par laquelle transite un cinquième de l’offre mondiale.
La BRI observe également une pression sur les marchés boursiers, notamment une rotation des investisseurs hors des grandes valeurs technologiques américaines, en raison des inquiétudes concernant les dépenses d’investissement massives et les éventuelles déceptions en matière de bénéfices des entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle.
Cette situation a incité les investisseurs à revoir leurs attentes concernant les baisses de taux d’intérêt des banques centrales, et même à anticiper des hausses potentielles des coûts d’emprunt.
Si les marchés ont jusqu’à présent fonctionné de manière ordonnée, même ceux les plus touchés par les tensions, la BRI appelle à une surveillance étroite de la situation. L’institution s’inquiète particulièrement des tensions croissantes sur les marchés du crédit privé, où des milliards de dollars ont déjà été retirés par les investisseurs.
La BRI met en lumière les risques liés à l’investissement dans les sociétés de financement direct, dont l’exposition au secteur des logiciels en tant que service (SaaS) a explosé, passant de 8 milliards de dollars en 2015 à plus de 500 milliards de dollars à la fin de l’année dernière, représentant 19% du total des prêts directs. Les fonds les plus exposés à ces entreprises ont sous-performé de près de 5%, et la crainte d’être bloqués dans des investissements relativement illiquides accentue la ruée vers la sortie.
Bien que l’économie réelle ne soit pas encore confrontée à des risques de crédit majeurs, la BRI souligne que l’attention accrue portée au crédit privé et à sa nature illiquide a intensifié les préoccupations concernant les rachats et leur rapidité.
