Israël : Confirmation du décès de trois otages supplémentaires, dont un Népalais
Tel Aviv – L’armée israélienne a annoncé mardi la confirmation du décès de trois otages supplémentaires détenus par le Hamas dans la bande de Gaza. Parmi eux figure Bipin Joshi, un étudiant népalais de 22 ans, ainsi que les Israéliens Yossi Sharabi et Daniel Peretz.
Bipin Joshi faisait partie d’un groupe d’étudiants népalais venus travailler dans des plantations d’agrumes en Israël. L’armée israélienne avait initialement présumé qu’il avait été assassiné peu après le début des combats en octobre.Son ami, Himanchal Kattel, seul survivant du groupe, a témoigné de son héroïsme : Joshi aurait sacrifié sa vie en jetant une grenade lancée par les assaillants palestiniens, sauvant ainsi celle de Kattel.
yossi Sharabi, 53 ans, a été enlevé au kibboutz Beeri lors de l’attaque du 7 octobre. Sa femme et ses deux filles adolescentes ont été tuées lors de l’assaut. Son frère, Eli Sharabi, avait été libéré en janvier dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu.
Daniel Peretz, également 22 ans, était en service près de la bande de Gaza le 7 octobre et aurait été tué lors des combats initiaux, son corps étant ensuite emmené à Gaza.
Ces confirmations tragiques portent à un nombre indéterminé le nombre d’otages décédés depuis le début du conflit. Le forum des familles d’otages continue de réclamer des efforts accrus pour la libération de ceux qui sont encore détenus.
Contexte : La situation des otages israéliens et népalais
L’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 a entraîné l’enlèvement d’environ 250 personnes, principalement des civils israéliens, mais aussi des ressortissants étrangers, dont un nombre significatif de travailleurs agricoles népalais. Si certains otages ont été libérés dans le cadre d’accords de cessez-le-feu, beaucoup restent captifs dans la bande de Gaza. Les conditions de détention sont inconnues et suscitent de vives inquiétudes quant à leur sort. Le gouvernement israélien a déclaré faire tout son possible pour retrouver les otages vivants,mais les négociations avec le Hamas sont complexes et souvent bloquées. La situation des travailleurs népalais, souvent employés dans l’agriculture israélienne, a mis en lumière les vulnérabilités des migrants et la nécessité d’une meilleure protection des travailleurs étrangers en situation de conflit.
