Home ÉconomieMondes intermédiaires : agir face à l’influence américaine et chinoise

Mondes intermédiaires : agir face à l’influence américaine et chinoise

Les puissances moyennes face à un monde en mutation : l’heure de l’action a sonné

NEW YORK – L’heure est à l’inquiétude pour les alliés des États-Unis, qui ne perçoivent plus leur partenaire comme un défenseur fiable de la sécurité collective, du libre-échange et de l’état de droit. Parallèlement, la montée en puissance économique et politique de la Chine suscite des préoccupations croissantes chez ceux dont la prospérité dépend de plus en plus d’une relation constructive avec Pékin. Dans ce contexte tendu – où les États-Unis et la Chine dominent la scène internationale, et où la Russie affiche clairement son intention de déstabiliser l’ordre établi – un appel à l’action a retenti.

Le Premier ministre canadien Mark Carney a mis en garde, en janvier dernier, lors du Forum économique mondial de Davos, contre le risque de voir les opportunités de défendre leurs propres intérêts disparaître pour les puissances moyennes. Il a souligné la nécessité pour ces pays d’agir ensemble.

Cette prise de conscience intervient alors que l’on observe un certain désengagement américain sur la scène internationale, comme l’a souligné Ian Bremmer, fondateur de GZERO Media, notant l’absence notable de la Chine dans les discussions clés de la Conférence de Munich sur la sécurité en février 2026. (Voir : https://www.youtube.com/watch?v=YKcQenYBF_w).

La situation actuelle met en lumière un changement fondamental dans l’équilibre mondial. Les puissances moyennes, conscientes de la fragilité du système actuel, cherchent à définir une stratégie collective pour préserver leurs intérêts. La question demeure toutefois de savoir si, et comment, ce groupe diversifié sera capable de se mobiliser efficacement.

Selon Ian Bremmer, la stabilité de la relation entre les États-Unis et la Chine est une question cruciale. (Voir : https://www.gzeromedia.com/by-ian-bremmer/how-stable-is-the-us-china-relationship). L’incertitude entourant cette relation ajoute une pression supplémentaire sur les puissances moyennes, qui doivent naviguer dans un environnement international de plus en plus complexe et imprévisible.

Ce repositionnement des puissances moyennes s’inscrit dans un contexte plus large de remise en question de l’ordre mondial établi par les États-Unis, un ordre que, selon certains observateurs, Washington semble lui-même déconstruire. (Voir : https://news.google.com/rss/articles/CBMingFBVV95cUxPV1U0VmlpZG94VC1xSWJ2UUhkbVdCWlZaSG4zS1lfNmJhbGt1TENkLXhfdk4wZ1R4MGpwMUR2V0JrZk9uVGlqSE9WQXVWeXdva1pPMHBiSHBpMkZDRHlxd2Zrb3NMSVhqZF9kQ3p3a19BR3BWU2o3TmFEeDlRQnZrTVNnQTdqS2hQQ2xJZFpWZEd5cEx5a3dGeXJBMWUtd9IBngFBVV95cUxQaGc1dVpPTTBnLW8yV3BFZUR1SUpOUWNndWFVX19ob3Y3LTU2MVF3bTRWN0RZblpoX1NsbE1qemhaUXZrT1p2aDUzdnY4TXdvOHRkc3RHSl9DaUpnSjJ3cnFSclZ3NllWU1ZuclZTZVFfaWtwZlVLT0wzT0lHS3pYSGlWUlNWZXVhQVBSU3BXMGRJN1BlMklKRFc2b0hPUQ?oc=5). L’avenir de la gouvernance mondiale dépendra en grande partie de la capacité des puissances moyennes à saisir cette opportunité et à définir un nouveau rôle pour elles-mêmes.

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