LURGAN, Irlande du Nord – Le jury du procès pour le meurtre de Natalie McNally a été invité à déterminer s’il dispose de suffisamment d’éléments circonstanciels pour condamner l’accusé, Stephen McCullagh. Les plaidoiries de clôture se sont déroulées devant les six hommes et six femmes qui ont écouté quatre semaines de témoignages.
Natalie McNally, 32 ans, a été retrouvée morte dans sa maison de Lurgan, dans le comté d’Armagh, en décembre 2022. Elle avait été agressée, étranglée et poignardée. Elle était enceinte de 15 semaines.
Son petit ami, Stephen McCullagh, 36 ans, est accusé de son meurtre, ce qu’il nie. Il était le père de l’enfant à naître de Mme McNally.
John Kearney, avocat de la défense, a déclaré au jury qu’il devait mettre de côté toute « sympathie ou préjugé » et examiner cette affaire tragique avec une « objectivité chirurgicale ». Il a affirmé qu’il existait « de multiples éléments du puzzle qui ne pointent pas vers l’accusé, mais l’éloignent vers un autre tueur ».
L’avocat a soutenu que le véritable coupable était un ancien petit ami de Mme McNally. Il a souligné des « éléments gênants et persistants » qui ne correspondaient pas à la version des faits présentée par l’accusation. Parmi ceux-ci, l’absence de trace de McCullagh quittant son domicile de Lisburn le soir du meurtre, malgré une vaste recherche de vidéosurveillance.
M. Kearney a décrit l’ancien petit ami comme « l’éléphant du doute raisonnable dans la pièce », affirmant que M. McCullagh croyait, et continue de croire, que cet ex-compagnon est le véritable responsable.
L’avocat a conclu en exhortant le jury à acquitter son client si un doute raisonnable subsistait quant à l’identité du tueur, après avoir « testé à l’extrême » toutes les preuves.
L’affaire continue.
