Miyuki Furukawa, une ancienne infirmière de 51 ans, a été arrêtée pour le meurtre d’un patient de 75 ans à l’hôpital Kashiwa Tanaka, au Japon. La police soupçonne la suspecte d’avoir injecté des excréments dans la tubulure de perfusion de la victime le 30 janvier dernier, un acte qu’elle conteste.
Les circonstances de l’arrestation à l’hôpital Kashiwa Tanaka
L’enquête menée par la police préfectorale porte sur le décès d’Eiji Aida, un patient âgé de 75 ans originaire de Toride, dans la préfecture d’Ibaraki. Selon les informations rapportées par le quotidien Yomiuri, le drame s’est produit le 30 janvier 2026, aux alentours de 3h55 du matin. Les caméras de surveillance de l’établissement ont capté l’image de Miyuki Furukawa entrant dans la chambre de la victime à cette heure précise, pour en ressortir une minute plus tard.
La suspecte, qui travaillait au sein de l’hôpital Kashiwa Tanaka, est accusée d’avoir utilisé une seringue pour introduire des matières fécales directement dans la tubulure de perfusion du patient via un site d’injection latéral. La découverte de l’incident a été rapide : peu après 4 heures du matin, une infirmière en chef, alertée par la dégradation soudaine de l’état de santé du patient, a remarqué une coloration brune suspecte à l’intérieur du tube.
Le déroulement de l’enquête interne et les soupçons
Après avoir remplacé la tubulure, l’infirmière en chef avait placé l’élément incriminé dans une coupelle de stérilisation. Lorsque le tube a disparu peu après, Miyuki Furukawa a affirmé l’avoir déplacé vers le poste de soins. À la vérification, la couleur du liquide à l’intérieur du tube avait changé, ce qui a conduit l’hôpital à écarter la possibilité d’un accident et à suspendre l’infirmière dès le jour même.
Réponse institutionnelle et vérifications en cours
L’hôpital Kashiwa Tanaka, géré par l’organisation médicale Aoi-kai, a présenté ses excuses publiques le 16 juillet 2026. Le directeur de l’établissement, Tomonobu Hasegawa, a souligné la volonté de l’institution de collaborer pleinement avec les autorités judiciaires. En réponse aux inquiétudes suscitées par cette affaire, l’administration a passé en revue les dossiers médicaux de six autres patients décédés lors des gardes de nuit assurées par la suspecte. À ce jour, aucune anomalie n’a été relevée dans ces registres.

La suspecte, qui avait intégré l’hôpital environ un an avant les faits et possédait une expérience de 15 ans en soins infirmiers, a démissionné de son poste après avoir été contactée par la police au sujet de l’enquête en cours, quelques semaines après le décès d’Eiji Aida. Alors que les investigations se poursuivent, la justice devra déterminer si les éléments recueillis, notamment les images de vidéosurveillance et les recherches numériques, suffisent à établir la culpabilité de l’ancienne infirmière dans ce dossier criminel complexe.
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