« Love Story » : La série FX ravive la nostalgie d’une époque révolue, mais suscite la controverse
NEW YORK (AP) – La série « Love Story », diffusée sur Hulu et Disney+, plonge les téléspectateurs dans l’univers glamour et tragique de John F. Kennedy Jr. et Carolyn Bessette-Kennedy, ravivant une nostalgie palpable pour les années 1990. Produite par Ryan Murphy, la série de neuf épisodes, inspirée du livre « Once Upon a Time: The Captivating Life of Carolyn Bessette-Kennedy » d’Elizabeth Beller, ne se contente pas de raconter une histoire d’amour, mais offre un aperçu stylisé d’un New York disparu.
La série a suscité un engouement particulier, notamment auprès de la génération Z, qui perçoit cette époque comme plus simple, pré-internet, où les interactions humaines étaient moins médiatisées. Les réseaux sociaux en témoignent : les costumes de la série, initialement critiqués pour leur manque d’authenticité, ont fait l’objet d’une véritable chasse aux trésors sur eBay et Etsy, tandis que les lieux de tournage new-yorkais sont scrutés à la loupe. Des sites spécialisés dans l’immobilier ont même analysé la production design avec minutie.
« Love Story » dépeint un New York différent de celui d’aujourd’hui, marqué par des loyers exorbitants et une ambiance financière désenchantée. La série évoque plutôt l’époque de Kate Moss, des déjeuners au Four Seasons et des dîners à Indochine. Elle met en scène un JFK Jr. interprété par Paul Anthony Kelly, capturé dans des moments simples, comme utilisant une cabine téléphonique, et une Carolyn Bessette, incarnée par Sarah Pidgeon, fumant une cigarette avec nonchalance.
La bande originale, qui inclut des artistes comme Lenny Kravitz, En Vogue et Björk, contribue également à cette ambiance nostalgique. L’utilisation de la chanson « Secret » de Madonna dans l’épisode quatre a particulièrement touché les spectateurs, les ramenant à une époque perçue comme plus innocente. https://www.youtube.com/watch?v=EPHUZenprKc
L’impact de la série ne se limite pas à la nostalgie. Elle a également ravivé le souvenir de Jackie Kennedy Onassis, interprétée par Naomi Watts dans des scènes poignantes. Une scène en particulier, où Watts, cigarette à la main, écoute Richard Burton chanter « Camelot » tout en contemplant un portrait de JFK, a particulièrement marqué les esprits. https://www.youtube.com/watch?v=HmOhwkVFFQM
Cependant, « Love Story » n’est pas sans controverse. Jack Schlossberg, neveu de JFK Jr., a publiquement critiqué la série, la qualifiant de fiction et suggérant à Ryan Murphy de faire un don à la bibliothèque présidentielle John F. Kennedy plutôt que de produire une œuvre qu’il juge inexacte. https://news.google.com/rss/articles/CBMirgFBVV95cUxNektMNEVUX2FubHh6SDVXUFlaMVhJd2RFUGlKM1J2WjNSbHEtREpSdjBMYWJUMngxRWZhakgxMVBHZUFadnp3dTJhZHduclZUS1Y4ZGRjSjhGdnVvXzJyem56ZFVqcXJpSURyNlVCV1RiZHpDZGpEZEFNVVk3UmVjVTZmb210WXhYaENQVHZSR0ZpNzJ2OEg3czBNS3ItYmFUbHBvaFZReXpDQ1d4TGc?oc=5
Malgré ces critiques, « Love Story » continue de captiver le public, offrant une évasion bienvenue dans un contexte mondial souvent sombre. La série, bien que tragique dans son dénouement, parvient à insuffler une lumière nostalgique à une époque révolue, rappelant que le pire qui arrivait à la famille Kennedy, à l’époque, était de porter une casquette de baseball à l’envers ou d’échouer à l’examen du barreau de New York. Un contraste saisissant avec les préoccupations actuelles, comme la résurgence de la méfiance envers les vaccins.
