Selon les données publiées par les services météorologiques nationaux, les précipitations ont culminé à 395 millimètres dans certaines localités, accompagnées par une violente tempête fin août.
La Lettonie vient de clore une saison estivale marquée par une humidité exceptionnelle, rompant nettement avec les années précédentes. D’après les données de l’Agence de l’environnement, de la géologie et de la météorologie, le pays a enregistré entre les mois de juin et d’août une moyenne nationale de 288 millimètres de précipitations.
Ce volume représente une part importante de la normale climatique de saison. Il s’agit du niveau le plus élevé observé depuis l’année 2016, durant laquelle les services de l’État avaient mesuré 312 millimètres de pluie sur la même période, plaçant ainsi l’été 2026 au 13e rang des plus humides de l’histoire des observations météorologiques dans le pays.
Des contrastes géographiques marqués et un record de sécheresse brisé
La répartition des pluies estivale s’est avérée particulièrement hétérogène sur l’ensemble du territoire letton. Les relevés régionaux indiquent que la ville de Rēzekne a constitué la zone la plus sèche du pays, avec un cumul limité à 198,5 millimètres de précipitations.
À l’inverse, les cumuls ont dépassé la barre des 350 millimètres dans plusieurs communes comme Bauska, Kuldīga et diverses localités du nord de la région de Kurzeme. Dans le village de Vīčaki, situé dans la municipalité de Ventspils, le volume total a atteint 395 millimètres. Pour Bauska, Ventspils et Vīčaki, ces seuils marquent l’été le plus pluvieux de toute l’histoire des observations locales.
Ces fortes pluies arrivées dès le mois de juin ont immédiatement mis un terme à un long épisode de sécheresse qui sévissait auparavant. Le mois de juillet s’est distingué comme le plus arrosé de la saison, se classant parmi les cinq mois de juillet les plus humides jamais enregistrés en Lettonie.
La tempête du 22 août et les records de vent
Le point d’orgue de cet été humide a été atteint le 22 août, date à laquelle le pays a subi la plus violente tempête estivale depuis le début des relevés instrumentaux. En une seule journée, la station de Kolka a recueilli 103 millimètres de précipitations, tandis que la moyenne nationale atteignait 35,2 millimètres, établissant un record journalier inédit.

Ce système dépressionnaire a également généré des vents d’une intensité remarquable pour la saison. Les rafales ont atteint 31 mètres par seconde à Daugavgrīva, dépassant légèrement les valeurs habituelles de la période estivale et confirmant la nature exceptionnelle de cet épisode météorologique de fin de parcours.
Des températures supérieures à la normale malgré un faible nombre de records de chaleur
En dépit de l’omniprésence de la pluie, l’été 2026 s’est révélé plus chaud que la moyenne climatique à long terme. La température moyenne de l’air s’est établie à +17,1 degrés, soit 0,4 degré au-dessus des normales saisonnières de référence.

Le thermomètre a affiché sa valeur la plus basse dès le premier jour de la saison, le 1 juin, avec une chute à +2,8 degrés enregistrée à la station de Daugavpils. À l’opposé, la température la plus élevée a été mesurée le 28 juin à Mērsrags, où la chaleur a culminé à +33,2 degrés.
Malgré ces pics isolés, la saison estivale est restée globalement calme en matière de thermométrie extrême. Les météorologues n’ont dénombré que 12 records de chaleur battus sur l’ensemble des trois mois, constituant le chiffre le plus faible relevé ces dernières années, tandis qu’aucun record de froid n’a été répertorié.
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