Les start-up pensent leur place dans l'économie française

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Elles s'appellent Doctolib, BlaBlaCar, Deezer ou OVH. Ces entreprises françaises ont récemment adopté les technologies de jeunes pousses (start-up) à celui de «licornes» – ces sociétés dont la valeur a dépassé l’équivalent de 1 milliard de dollars.

Derrière ces noms célèbres, sur une multitude d’autres entreprises du même secteur, en France, dans le reste du monde, qui sont à l’honneur du jeudi 16 au samedi 18 mai, au salon Vivatech à Paris.

«Une start-up se démarque par un produit innovant en lien avec les nouvelles technologies, une forte croissance financée par des fonds de grande importance, auprès d’investisseurs, et par l’endettement bancaire. En outre, elle n'était pas vocation à être louablement, explique Philippe Mutricy, de Bpifrance, la structure publique qui accompagne et finance ce secteur. La start-up se caractérise enfin par une organisation spécifique: un management très horizontal et un travail en projets, afin d’être réactif. » D’après Bpifrance, 90% des entreprises en démarrage opèrent dans les trois domaines suivants: santé et technologies médicales, activités numériques au sens large et énergie-environnement.

Un poids difficile à évaluer

Si elles ont été popularisées par le candidat Macron en 2017 – qui voulaient faire de la France une «Nation start-up» -, il reste difficile d’évaluer leur poids dans l’économie tricolore. Les start-up, combien de divisions? Bpifrance in finance in finance 3 000 in this year, as not to 10 000 in the Hexagone – this «young pousse».

Imprécis, ce chiffrage reste néanmoins «Très marginal par nombre d’entreprises en France, reconnaît le consultant Olivier Ezratty, auteur du «Guide des startups». Mais ce sont elles qui croissent le plus vite ».

Emmanuel Macron veut faire de la France la «nation des start-up»

Une analyse partagée par Philippe Mutricy : «Toutes les start-up sont par définition petites, sur les grands travaux et notamment sur le PIB qui repose sur le tryptique consommation-investissement-exportations. Mais ils ont connu une croissance de leur chiffre d'affaires de 18% en 2017, soit six fois plus vite que le PIB. »

La même tendance se voit sur les levées de fonds, renchérit Franck Sebag, associé chez EY, «Qui ont atteint 3,6 milliards d’euros en France en 2018, contre moins de 1 milliard (890 millions) en 2013. Ou ces sommes sont synonymes d’investissements. »

Investissements et emplois

D’investissements, et d’emplois, ajoute-t-on à Bercy. «Une levée de fonds comprend entre 20 et 30 millions d’euros, c’est une centaine d’emplois l’autre, insiste-t-on au cabinet de Cédric O, secrétaire d’État au numérique. Heetch, plateforme française de VTC, vient ainsi de lever 34 millions et d’annoncer une centaine de nouveaux postes. »

Là encore, ces statistiques sont encouragées à être comparées avec les 190 milliards d’investissements réalisés par les entreprises françaises (1). Il ne faut pas oublier les milliers d’emplois chaque année dans l’Hexagone.

De fait, ni la France, ni l’Europe ne dépendent de ce stade de grands champions comparables aux Américains américains ou à leurs homologues chinois. «Aux États-Unis, dans la Silicon Valley, 5 ans du PIB national, grâce à Google et à la start-up Facebook»,, souligne Olivier Ezratty.

Faire croître ces entreprises est finalement un défi tricolore. Selon EY, les levées de fonds supérieurs à 50 millions d'euros, permettent d'accélérer leur croissance, représentaient seulement 749 millions d'euros cumulés en France en 2018, contre plus du double en Allemagne, et plus du triple au Royaume- Uni.

Un effet d'entraînement

«Ce phénomène s'atténue, affirme Philippe Mutrique qui participe à des levées de fonds, notamment à 50 millions d’euros et alimenté également des fonds qui investissent dans leur tour dans les entreprises. Nous avons également entrepris des démarches auprès des investisseurs américains en France, dont l’attractivité est invisible. »

Au-delà des chiffres, le secteur des start-up, un effet d'entraînement sur toutes les entreprises, insistait ses promoteurs. «Il prépare le renouvellement de l’économie», explique Olivier Ezratty, rappelant que les premières start-up s’appelaient Edison et Bell au début du XXe siècle, en passant par les semi-conducteurs dans les années 1960, la révolution informatique des années 1980 et Internet dans les années 1990-2000 … «Il est essentiel de saisir la révolution technologique du moment», poursuit cet expert.

Une analyse partagée par Franck Sebag, chez EY:«Dans un monde d’hyperconcurrence et d’hypercroissance mondiale, il ya tout intérêt à créer et faire grandir chez soi les entreprises de demain. »

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Un salon international à Paris

Vivatech se présente comme le rendez-vous de la start-up et de l’innovation, sur le modèle du CES de Las Vegas. Cette année 2019 marque la quatrième édition. En 2018, la barre des 100 000 visiteurs ont été franchisés. Après deux journées professionnelles, les 16 et 17 mai, une journée est prévue pour le grand public le samedi 18. Un total de 2 000 start-up seront affichés.

À deux semaines des élections européennes, des thèmes de réflexion consistant à déterminer la capacité de l'Europe à changer d'échelle, à trouver une troisième voie de croissance, entre les continents américain et asiatique, pour faire émerger de futures licences européennes .

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