Les livreurs de vélos en grève pour la fin de la Coupe du Monde pour dénoncer leurs conditions de travail

Les livreurs de vélos en grève pour la fin de la Coupe du Monde pour dénoncer leurs conditions de travail

Ils ont attendu le meilleur moment pour sonner l'alarme. Alors que les demi-finales et la finale de la coupe du monde sont imminentes, les livreurs de plusieurs compagnies comme Deliveroo, Foodora ou Uber mangent en grève. Ils exigent de meilleures conditions de travail.
Si vous avez l'habitude de vous faire livrer des pizzas et autres repas devant les matchs de la Coupe du monde, vous risquez d'être déçu mardi soir, lors de la demi-finale des Blues. Les livreurs de vélo des cinq principales plates-formes de livraison (Deliveroo, Foodora, Uber mange, Stuart et Glovo) ont décidé de se mettre en grève pour attirer l'attention sur leurs conditions de travail. Les semaines les plus profitables de l'année »Les travailleurs de la plateforme« Uberized »en référence à leur statut de travailleur indépendant, payés pour la course, ont des réclamations simples.» Un taux horaire minimum garanti, tenant compte du travail pénible (pluie, week-end, nuit …), les plages de travail et une activité garantie », précise la déclaration publiée ce dimanche, expliquant à quel point les plates-formes continuent à recruter, entraînant une baisse des commandes,« seuls garants de la rémunération ». ils sont prêts à sacrifier «l'une des semaines les plus profitables de l'année (celle des derniers matches de la Coupe du monde)». Une grève risquée, car elle pourrait ne coûter rien aux plates-formes si certains livreurs partaient pour profiter des nombreux ordres à venir … Un amendement LREM en vue Dans leur communiqué de presse, les livreurs s'inquiètent également du projet de loi «avenir professionnel» proposé par le gouvernement d'Édouard Philippe et examiné par le Sénat le 10 juillet. En particulier, le «Taché» une »(nommé d'après Aurélien Taché, député LREM qui l'a proposé), qui contribue selon le communiqué à la« pérennité de ce modèle économique ». Cet amendement permet aux plateformes d'établir une« charte »pour définir« ses droits et obligations ainsi que ceux des travailleurs avec lesquels il est en contact ". L'amendement précise cependant que "l'établissement de la charte et le respect des engagements pris par la plate-forme […] ne peuvent caractériser l'existence d'un lien de subordination juridique entre la plate-forme et les travailleurs". Cela empêcherait effectivement la requalification des emplois des livreurs en tant qu'employés, actuellement considérés comme indépendants. "En instituant le principe de charte sociale décidée unilatéralement et sans contre-partie des plates-formes, [ce texte] ne peut que susciter la dépendance et la précarité des travailleurs", dénoncent les livreurs.

Premier pas pour les livreurs en grève: un lieu de rassemblement de la République, à Paris, ce dimanche à 19 h. Avant de prolonger leur mouvement pendant la semaine.

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