Le consulat général de Grande-Bretagne à Jérusalem-Est a cessé ses activités ce jeudi après-midi à la suite d’un ultimatum israélien.
La tension diplomatique entre Londres et Israël a franchi un cap décisif ce jeudi 8 octobre 2026. Le consulat général britannique, situé dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est sous occupation depuis 1967, a officiellement fermé ses portes après l’expiration d’un ultimatum d’un mois imposé par l’État hébreu. Durant la nuit précédant la fermeture, les équipes ont retiré les plaques officielles de la façade, bien que le drapeau britannique continue d’y flotter, selon les informations rapportées par la presse.

L’ultimatum d’un mois et la réplique aux sanctions britanniques
Cette mesure radicale fait suite aux décisions prises par le gouvernement britannique en septembre. Londres avait annoncé un zákaz d’importation des produits issus des colonies juives implantées sur les territoires palestiniens occupés, qualifiées d’illégales par la grande majorité de la communauté internationale. En guise de représailles directes, le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Sa’ar, avait notifié à Londres le 8 septembre l’obligation de cesser toute activité consulaire à Jérusalem dans un délai de trente jours.
Le départ de vingt diplomates et le compromis sur la mission réduite
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, a confirmé que le consul général et dix-neuf autres diplomates britanniques se voyaient retirer leur accréditation et devaient quitter le pays. Le conseiller à la sécurité nationale britannique, Jonathan Powell, s’était rendu à Jérusalem la semaine précédente pour tenter de faire annuler la mesure, sans succès immédiat.
Finalement, les autorités israéliennes ont autorisé le maintien d’une équipe technique et diplomatique minimale. Sept agents resteront sur place au sein du bâtiment, disposant d’un périmètre d’activités très restreint. La structure ne portera plus le nom de consulat mais sera officiellement désignée comme la mission du Royaume-Uni.
L’accord bilatéral pour poursuivre le dialogue politique
Malgré la gravité de la crise et la fin effective des fonctions consulaires traditionnelles, les deux gouvernements ont convenu de ne pas envenimer la situation par de nouvelles mesures de rétorsion. Du côté britannique, Ed Miliband a confirmé que Londres s’abstiendrait de toute action réciproque envers les diplomates israéliens pendant que ces pourparlers continueront.

Cette issue permet d’éviter l’expulsion mutuelle de diplomates qui menaçait d’alourdir davantage le climat entre les deux pays.
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