ADC se défend face aux critiques sur une étude sur les ventes agrégées
Lisbonne,Portugal – Le président de l’Autorité de la Concurrence (ADC) s’est défendu aujourd’hui contre les accusations de biais concernant une étude en cours sur les ventes agrégées dans le secteur bancaire portugais. L’étude, visant à évaluer l’impact financier de ces pratiques, a suscité des réactions immédiates et des critiques quant à la formulation des questions posées.
“Les gens ont la capacité de donner leur réponse”, a insisté le président, remettant en question l’idée que les questions posées pourraient offenser ou influencer les participants. Il a souligné que l’objectif de l’ADC est simplement de “d’obtenir la perception du marché concernant une préoccupation qui existe et aussi dans d’autres États membres de l’Union européenne”. La question centrale de l’étude porte sur le coût d’entrée ou d’expansion lié aux ventes agrégées, formulée ainsi : “Les ventes agrégées ont un coût d’entrée ou d’expansion critically important?”.
L’ADC a lancé cette étude pour recueillir les avis des acteurs du marché de manière transparente. Le président a exprimé son incompréhension face aux “observations hâtives” formulées avant même que les résultats ne soient disponibles. Il a rappelé que toutes les études menées par l’ADC ont historiquement contribué à l’amélioration du fonctionnement de l’économie portugaise.
“Au moment où une étude est lancée, où il n’y a pas de ligne écrite, il n’y a aucune réponse obtenue, pour dire que l’étude est biaisée, je crois que cela peut être hâtif”, a-t-il déclaré.
Contexte : Les ventes agrégées et la concurrence bancaire
Les ventes agrégées, ou cross-selling, consistent pour les banques à proposer à leurs clients une gamme de produits et services financiers combinés, souvent en liant un produit principal (comme un prêt immobilier) à d’autres (comme une assurance). Cette pratique est courante dans le secteur bancaire, mais peut soulever des questions de concurrence et de transparence pour les consommateurs.
L’ADC cherche à déterminer si les coûts associés à la mise en place et au développement de ces offres combinées créent des barrières à l’entrée pour de nouveaux acteurs sur le marché, ou si elles limitent le choix des consommateurs. L’étude s’inscrit dans un contexte plus large de surveillance de la concurrence dans le secteur financier, tant au Portugal qu’au sein de l’Union européenne. Les résultats de cette enquête pourraient avoir des implications significatives pour la manière dont les banques portugaises commercialisent leurs produits et services à l’avenir.
