La NASA verse à Boeing 359 millions de dollars supplémentaires et prolonge les contrats de Starliner pour au moins cinq missions habitées vers la Station spatiale internationale. Cet ajustement budgétaire intervient à la suite de dysfonctionnements critiques des propulseurs et des vannes lors des vols précédents, tandis que SpaceX se prépare à abandonner Falcon 9 et Crew Dragon d’ici la fin de la décennie.
Le contrat supplémentaire de 359 millions de dollars et la rénovation du Starliner
L’agence spatiale américaine a officialisé un financement additionnel de 359 millions de dollars octroyé à Boeing. Cette injection financière vise à aider l’entreprise à remodeler son vaisseau et à corriger les défaillances techniques constatées lors de ses missions précédentes. Ce nouveau montant porte l’engagement total de la NASA envers le programme à environ 5,5 milliards de dollars, bien que l’appareil n’ait pas encore effectué de vol habité entièrement réussi. Les fonds permettront d’appliquer des modifications thermiques et de retravailler le système de propulsion pour répondre aux critères exigés par l’agence.
Le programme a connu des difficultés majeures au cours de ses essais. En février dernier, une équipe conjointe composée de membres de l’entreprise et de la NASA a publié les conclusions d’une enquête approfondie recensant 61 recommandations techniques. Les responsables ont découvert que les problèmes de performance des propulseurs du module de service résultaient de facteurs combinés, incluant l’environnement thermique et les caractéristiques de conception.
Le retrait programmé de SpaceX et la planification des prochains vols
La décision de la NASA intervient alors que le paysage du transport spatial en orbite basse s’apprête à changer profondément. SpaceX envisage d’abandonner progressivement ses lanceurs Falcon 9 et ses capsules Crew Dragon afin de concentrer ses ressources sur son système de nouvelle génération, Starship. Les commandes pour les lancements de Falcon 9 ne sont plus acceptées après 2028, et les liaisons vers l’ISS cesseront d’ici 2030.

Jared Isaacman a déclaré lors d’une conférence de presse que « SpaceX a l’intention de supprimer progressivement les anciennes plates-formes comme Falcon et Dragon à mesure qu’il se concentre sur sa capacité de nouvelle génération, Starship ».
Face à ce vide programmatique, l’administrateur de l’agence a souligné que le véhicule de Boeing s’avère indispensable pour assurer la continuité des accès à l’espace. La NASA prévoit d’exercer des options pour une cinquième et une sixième mission à destination de la station, portant le total prévisionnel à au moins cinq vols, et potentiellement sept. Une fusée Vulcan de United Launch Alliance sera certifiée pour prendre le relais après les derniers vols du lanceur Atlas V.
Le calendrier des essais et le vol non habité Starliner-1
Le calendrier de retour en vol prévoit d’abord un test non habité baptisé Starliner-1. Elle permettra de valider les améliorations thermiques apportées au module de service, de tester les batteries révisées, ainsi que les modifications apportées au système de parachutes. Les équipes examineront les données recueillies avant d’autoriser une mission avec équipage.
Après ce vol d’essai non habité, un battement d’environ dix-huit mois s’écoulera avant le lancement de Starliner-2, le premier vol habité de cette nouvelle série, ciblé pour le milieu de l’année 2028.
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