La dexaméthasone peut-elle réduire les symptômes prolongés du COVID-19 ?

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L’infection par le coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2), qui est le virus responsable de la pandémie actuelle de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), provoque un large éventail de symptômes. Malheureusement, une minorité de patients atteints de COVID-19 nécessitent une hospitalisation en raison d’une insuffisance respiratoire progressive avec un taux de mortalité de 20%.

Étudier: Impact de la dexaméthasone sur les symptômes persistants du COVID-19 : une étude observationnelle. Crédit d’image : Cryptographe/Shutterstock.com

Fond

De nombreuses personnes qui ont survécu à la phase aiguë de l’infection se sont avérées souffrir de symptômes prolongés appelés « long Covid » ou séquelles post-aiguës de COVID-19 (PASC).

Un grand essai randomisé réalisé dans des hôpitaux du Royaume-Uni (Royaume-Uni) tout au long de la pandémie a indiqué que le stéroïde dexaméthasone était capable de réduire la mortalité chez les patients hospitalisés ayant besoin d’oxygène. Bien que la dexaméthasone soit largement utilisée, on sait peu de choses sur son impact sur les symptômes prolongés une fois que les patients se sont rétablis du COVID-19.

Une nouvelle étude publiée sur le serveur de préimpression medRxiv* évalue le fardeau des symptômes et la qualité de vie des patients hospitalisés huit mois après leur rétablissement du COVID-19 en comparant les individus avant et après avoir été traités par la dexaméthasone.

À propos de l’étude

La présente étude a recruté 198 patients qui ont été admis avec une pneumonie COVID-19 dans un seul hôpital au Royaume-Uni entre avril 2020 et août 2020. Les critères d’inclusion étaient soit un test de réaction en chaîne par polymérase (PCR) positif contre le SRAS-CoV-2 ou un diagnostic clinico-radiologique du COVID-19. Les patients qui ont reçu un traitement aux stéroïdes deux semaines avant l’admission ou ceux qui étaient sous stéroïdes à long terme ont été exclus de l’étude.

Les patients éligibles ont été divisés en deux groupes dont un groupe qui a reçu 6 milligrammes (mg) de dexaméthasone par voie orale une fois par jour et le groupe témoin. Les deux groupes étaient composés de patients ayant une tranche d’âge, un score de fragilité, une présence de comorbidités et une nécessité de ventilation similaires lors de l’admission au départ. Cependant, plus d’hommes et un taux plus élevé d’antécédents de maladie pulmonaire chronique ont été signalés dans le groupe témoin n’ayant pas reçu de dexaméthasone.

Les patients qui avaient besoin d’oxygène après leur admission ont été identifiés et regroupés selon qu’on leur avait prescrit de la dexaméthasone à l’admission. La durée de la cure de dexaméthasone a été enregistrée, ainsi que les informations cliniques et démographiques de routine.

Tous les patients ont été suivis pendant huit mois après leur rétablissement du COVID-19, soit par téléphone, soit en personne. Les patients ont été invités à remplir une courte enquête qui comprenait des questions sur leur qualité de vie et un examen des symptômes en cours.

Résultats de l’étude

Les résultats ont indiqué que dans les deux groupes, 68 % des patients ont signalé au moins un symptôme persistant huit mois après l’infection. Les symptômes les plus fréquemment rapportés étaient la fatigue, l’insomnie et l’essoufflement. Cependant, les patients recevant de la dexaméthasone ont signalé moins de symptômes que le groupe témoin.

Symptômes au suivi de 8 mois comparant le groupe dexaméthasone (orange) au groupe sans dexaméthasone (vert).

Les scores composites mentaux et physiques extraits du questionnaire n’ont indiqué aucune différence significative entre les groupes dexaméthasone et contrôle.

Cependant, le résultat peut avoir plusieurs implications. Premièrement, les patients recevant le stéroïde étaient les plus susceptibles de récupérer, quel que soit le stéroïde utilisé. Deuxièmement, l’utilisation de la dexaméthasone a augmenté pendant la pandémie; par conséquent, le groupe dexaméthasone a été recruté plus tard que le groupe témoin.

Par conséquent, la symptomatologie réduite dans le groupe dexaméthasone pourrait être due à des améliorations générales des soins qui ont conduit à une réduction des symptômes à long terme. Troisièmement, les résultats pourraient être dus à des décès plus aigus de patients et à ne pas être disponibles pour un suivi. Quatrièmement, l’association entre la dexaméthasone et une mortalité réduite pourrait être fortuite.

La présente étude comportait plusieurs limites. Premièrement, la taille de l’échantillon de l’étude était petite et a entraîné une attrition minimale des données. Deuxièmement, l’étude est limitée aux seuls patients qui ont eu besoin d’oxygène pendant l’hospitalisation. Troisièmement, l’essai a causé des dommages aux patients hospitalisés qui n’avaient pas besoin d’oxygène.

*Avis important

medRxiv publie des rapports scientifiques préliminaires qui ne sont pas évalués par des pairs et, par conséquent, ne doivent pas être considérés comme concluants, orienter la pratique clinique/le comportement lié à la santé, ou traités comme des informations établies.

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