Les salariés de Kaufland en Slovaquie se préparent à voter pour un mouvement de grève après l’échec des négociations salariales et de la médiation officielle. Le syndicat OZ KOVO dénonce l’absence d’accords sur les primes et réclame des hausses de rémunération, tandis que la direction met en avant ses avantages sociaux existants.
Dans les supermarchés de l’enseigne, les clients continuent pour l’instant leurs achats dans le cadre d’un fonctionnement normal, mais en coulisses, un conflit social majeur s’installe. Cette situation tendue fait suite à une longue série de discussions qui n’ont pas permis de combler l’écart entre les revendications des salariés et les propositions de la direction.
L’impasse des négociations et la fin de la médiation chez Kaufland
La phase de conciliation officielle par l’intermédiaire d’un médiateur s’est achevée le mercredi 15 juillet sans accord entre les parties, ouvrant la voie à une mobilisation concrète. La base syndicale de l’organisation OZ KOVO a officialisé la mise en place de la vigilance syndicale sur les réseaux sociaux. Au total, ce sont dix-neuf sessions de pourparlers qui se sont soldées par un constat d’échec sur plusieurs points fondamentaux du contrat collectif.
Le nœud gordien du différend réside dans la question des primes estivales et hivernales indexées sur les performances économiques de l’entreprise. Alors que la direction privilégie une extension des remises sur les achats en magasin, les syndicalistes exigent un flux financier direct pour les employés.
L’employeur n’est pas disposé, face à ses bénéfices qu’aucun autre que les salariés eux-mêmes ne crée avec ardeur dans cette entreprise, à consentir à une chose aussi banale que le 13e et le 14e mois à hauteur de 50 % du salaire moyen du salarié. Milan Kuruc, vice-président de la KOZ SR
Des bénéfices cumulés et un désaccord sur la nature des avantages
Pour justifier leurs demandes d’augmentation, les représentants des travailleurs pointent la bonne santé financière de l’entreprise sur la période récente. Selon les données avancées par les syndicats, le géant de la grande distribution a accumulé un bénéfice net supérieur à 420 miliónov eur au cours des cinq dernières années.
La nature du soutien financier proposé par la direction constitue un autre point de friction majeur. Les syndicats critiquent le fait que les réductions sur les marchandises proposées par l’employeur obligent les salariés à réinjecter leur propre argent dans l’enseigne. Les calculs syndicaux indiquent qu’un employé devrait dépenser 4 800 euros pour exploiter pleinement ce rabais, ce qui rend la mesure inefficace à leurs yeux par rapport à une augmentation indiciaire de la rémunération.
La réponse de la direction et la grille des rémunérations en vigueur
De son côté, la direction de l’entreprise défend sa politique sociale en affirmant qu’elle traite le dossier avec rigueur et le souci de préserver la stabilité des emplois. La porte-parole de la filiale slovaque, Lucia Vargová, a indiqué que plusieurs accords ont déjà été conclus sur une grande partie des exigences, incluant des congés supplémentaires au-delà du minimum légal, des ristournes mensuelles et une revalorisation des chèques-repas.

| Indicateur social | Données communiquées par l’entreprise |
|---|---|
| Effectif total en Slovaquie | 8 200 salariés |
| Salaire d’embauche de base | À partir de 1 200 euros pour un poste en magasin à temps plein |
| Enveloppe de prestations additionnelles | Entre 739 euros et 1 652 euros selon l’ancienneté et la situation familiale |
La direction soutient également avoir majoré l’enveloppe financière unique suggérée par le médiateur, tout en réfutant le caractère insuffisant de ses grilles. Les pourparlers restent ouverts sur d’autres aspects de l’organisation du temps de travail et la maximisation des subventions de restauration issues du fonds social, tandis que le scrutin interne se poursuit pour décider de la suite du mouvement.
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