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JO 2038 : Pourquoi la Grande-Bretagne devrait lancer une candidature évidente

Les Jeux d’hiver 2038 : le Royaume-Uni pourrait-il saisir une opportunité unique ?

Par un rédacteur adjoint de nouvelles-du-monde.com

Milano Cortina 2026 a démontré une chose : les Jeux olympiques d’hiver ne sont plus seulement une question de spectacle, mais aussi de structure. Un modèle plus pragmatique, axé sur la réutilisation des infrastructures existantes et la collaboration régionale, semble émerger. Cette évolution ouvre une fenêtre d’opportunité inattendue pour le Royaume-Uni, qui pourrait envisager sérieusement une candidature pour les Jeux d’hiver de 2038.

Si l’idée peut sembler contre-intuitive au premier abord – le Royaume-Uni n’étant pas réputé pour ses montagnes ou ses températures glaciales garanties – le changement de philosophie du Comité International Olympique (CIO) rend le projet plus réaliste qu’il n’y paraît. Le CIO privilégie désormais le contrôle des coûts, la réutilisation des infrastructures et la flexibilité transfrontalière, abandonnant l’ère des méga-projets urbains coûteux et risqués.

Un modèle basé sur Édimbourg et Glasgow, deux villes écossaises déjà dotées d’infrastructures sportives de premier plan, pourrait minimiser les investissements nécessaires. Édimbourg, reconnue pour son prestige et sa capacité à accueillir des cérémonies d’envergure, et Glasgow, qui a accueilli les Jeux du Commonwealth en 2014 et de nombreux championnats du monde, pourraient former un duo solide.

Pour les épreuves alpines, nordiques et de glisse, un partenariat avec la Norvège, qui dispose déjà de sites olympiques de classe mondiale à Oslo et Lillehammer, pourrait être envisagé. Le court vol entre l’Écosse et la Norvège rendrait cette collaboration logistiquement viable et économiquement intéressante.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 1,25 million de billets ont été vendus pour les Jeux de Milano Cortina, attirant également 250 000 visiteurs dans les villages de fans lors de la première semaine. L’engagement du public, tant en termes d’audience télévisuelle que de streaming et de présence sur les réseaux sociaux, a atteint des niveaux records. NBCUniversal a rapporté une augmentation de plus de 90 % de son audience américaine par rapport à Pékin 2022, tandis que Warner Bros. Discovery a qualifié ces Jeux d’hiver de plus diffusés en streaming de l’histoire.

Un tel événement offrirait au Royaume-Uni une plateforme internationale de plusieurs semaines, stimulant le tourisme, attirant des sponsors et renforçant sa crédibilité organisationnelle et commerciale.

Cependant, la question de la construction d’un centre national de glisse au Royaume-Uni mérite d’être soulevée. Bien que le pays n’ait pas de piste de luge, il a obtenu des succès constants en skeleton et en bobsleigh. Un centre dédié, conçu comme un pôle d’entraînement et d’événements tout au long de l’année, pourrait renforcer les chances de médailles britanniques et créer un centre d’expertise hivernale en Écosse.

Un modèle Royaume-Uni-Norvège ne se limiterait pas à un partage des coûts. Il permettrait d’étendre les opportunités commerciales à deux marchés du sport hivernal, deux territoires médiatiques et deux écosystèmes de sponsoring, tout en élargissant la demande de billets dans toute l’Europe du Nord et en renforçant potentiellement les échanges commerciaux transatlantiques.

Le succès de Londres 2012 et de Glasgow 2014 et Birmingham 2022 prouve que le Royaume-Uni est capable d’organiser des événements mondiaux. Une candidature pour les Jeux d’hiver de 2038 ne serait pas une répétition du passé, mais une modernisation du modèle, avec des Jeux distribués, axés sur le partenariat, la discipline budgétaire et la durabilité.

La question n’est pas de savoir si le Royaume-Uni a des montagnes, mais s’il est suffisamment ambitieux pour concevoir des Jeux d’hiver financièrement crédibles, respectueux de l’environnement et commercialement attrayants. Si la réponse est oui, 2038 n’est pas une chimère, mais une stratégie.

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