À la veille de son déplacement décisif à Bursa pour affronter la Turquie en Ligue des nations, l’Italie de Roberto Mancini s’apprête à modifier profondément son onze de départ après sa défaite inaugurale contre la Belgique. Le sélectionneur azzurri écarte l’idée d’un changement de système tactique tout en promettant une agressivité accrue.
L’heure est déjà au rachat pour la sélection italienne. Quelques jours après un revers inaugural 0-2 face au Belgio à Rome qui a suscité de vives critiques et des sifflets nourris dans l’enceinte de l’Olimpico, les Azzurri se déplacent en territoire turc. La rencontre de la deuxième journée du Groupe A se dispute à l’Atatürk Spor Kompleksi Matli, dans le quartier de Bursa où évolue habituellement le club du Bursaspor.
Pour Roberto Mancini, la contestation populaire fait partie du jeu mais se dissipe uniquement par les victoires. L’ancien technicien de Manchester City a rappelé que la construction d’une équipe compétitive nécessite du temps, surtout face à un adversaire de premier plan comme la formation turque dirigée par Vincenzo Montella.
Les choix tactiques et le turnover massif de Roberto Mancini
Confronté à un calendrier resserré de quatre matches en onze jours, le sélectionneur national prépare des changements d’envergure dans son organisation. Si le schéma de base en 4-3-3 devrait être conservé, les lignes défensives et médianes seront largement remaniées. Dix joueurs ont d’ailleurs été laissés au repos à Coverciano, parmi lesquels Nicolò Barella et Gianluca Mancini, une gestion assumée par le staff technique en raison de la longueur du déplacement.
Dans le secteur défensif, Alessandro Bastoni réintègre le groupe titulaire après avoir purgé sa suspension, associé vraisemblablement à Giorgio Scalvini dans l’axe, tandis que Michael Kayode pourrait débuter sur le flanc droit. Au milieu de terrain, Sandro Tonali devrait enchaîner une nouvelle titularisation pour guider la transition, épaussé par des profils comme Davide Frattesi et Nicolò Fagioli ou Emmanuel Latte Lath selon les options testées à l’entraînement.
“Il n’est pas possible d’aligner un joueur pour quatre matches aussi rapprochés. Nous pourrons évaluer d’autres footballeurs dans des matches aussi importants.”
Roberto Mancini, sélectionneur de l’Italie, via La Gazzetta dello Sport
Sandro Tonali prend la défense de la nouvelle génération
Présent en conférence de presse aux côtés de son entraîneur, le milieu de terrain Sandro Tonali a livré un vibrant plaidoyer pour protéger ses coéquipiers les plus jeunes, durement touchés par les premiers jugements négatifs de la presse et des supporters après la contre-performance face aux Diables Rouges.
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L’objectif affiché consiste à mettre les débutants dans les meilleures dispositions psychologiques pour aborder ce tournant de la compétition, l’Italie cherchant à éviter à tout prix la dernière place synonyme de relégation directe en Ligue B.
Le défi d’une formation turque ambitieuse à Bursa
En face, la Turquie aborde ce rendez-vous avec des ambitions affirmées sous la houlette de son technicien italien. Les confrontations historiques pèsent lourdement en faveur des Transalpins : en treize confrontations officielles et amicales, l’Italie s’est imposée à neuf reprises pour quatre matches nuls, ne concédant jamais le moindre succès à son adversaire du soir.

| Indicateur historique | Bilan statistique |
|---|---|
| Confrontations totales | 13 matches |
| Victoires de l’Italie | 9 succès |
| Matches nuls | 4 parités |
| Victoires de la Turquie | 0 |
Les supporters locaux rêvent d’un exploit retentissant dans un stade d’Atatürk qui s’annonce incandescent. Pour contrer cette menace menée par des talents créatifs, Mancini a réclamé une formation beaucoup plus agressive dans la récupération du ballon et plus rigoureuse dans l’impact physique dès le coup d’envoi.
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