Irlande et dix autres pays européens demandent à Israël de cesser la démolition des locaux de l’UNRWA à Jérusalem-Est
Jérusalem-Est – L’Irlande, rejointe par dix autres nations européennes, a exprimé sa vive préoccupation face à la démolition en cours des locaux de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à Jérusalem-Est par les autorités israéliennes. Cette action intervient après une décision effective d’interdire à l’organisation d’opérer dans le pays en janvier 2026.
La ministre irlandaise des Affaires étrangères, Helen McEntee, a cosigné une lettre commune avec ses homologues de Belgique, Canada, Danemark, France, Islande, Japon, Norvège, Portugal, Espagne et du Royaume-Uni. Le document qualifie la démolition d’acte sans précédent, constituant « la dernière mesure inacceptable » visant à entraver la capacité d’une agence de l’ONU à exercer ses fonctions.
« Nous réaffirmons notre soutien total à la mission indispensable de l’UNRWA, qui consiste à fournir des services essentiels et une assistance humanitaire aux Palestiniens dans les Territoires palestiniens occupés, y compris Jérusalem-Est », stipule la lettre. Les signataires insistent sur la nécessité de permettre à l’UNRWA de fonctionner sans restrictions et saluent l’engagement de l’agence en faveur des réformes et de la mise en œuvre des recommandations du rapport Colonna.
Ce rapport, commandé en avril 2024, faisait suite aux allégations israéliennes concernant l’implication de membres du personnel de l’UNRWA dans les attaques du Hamas du 7 octobre 2023.
La lettre rappelle également l’accord d’Israël avec le plan de paix en 20 points de l’ancien président américain Donald Trump, qui prévoyait de permettre l’acheminement de l’aide à Gaza par l’ONU et le Croissant-Rouge sans interférence. Les ministres soulignent l’obligation d’Israël de faciliter la livraison de l’aide humanitaire à la bande de Gaza conformément au droit international.
Malgré une augmentation récente de l’aide entrant à Gaza, la situation reste désespérée et l’approvisionnement est insuffisant pour répondre aux besoins de la population. Selon les chiffres de l’ONU, plus de 1,7 million de personnes à Gaza sont déplacées et ont un accès limité à l’eau, à la nourriture et aux soins de santé.
Cette situation soulève des inquiétudes croissantes quant à l’impact humanitaire de la crise et à la capacité de l’UNRWA à continuer à fournir une assistance vitale aux Palestiniens. L’UNRWA, qui fournit des services essentiels à plus de 2,3 millions de réfugiés palestiniens dans la région, est confrontée à des défis financiers majeurs et à des pressions politiques croissantes.
[Intégration potentielle d’un tweet récent d’un représentant de l’UNRWA sur la situation à Gaza : <blockquote class="twitter-tweet"><p lang="en">The situation in Gaza is catastrophic. We urgently need more aid to reach those in need. <a href="https://t.co/example">#Gaza</a> <a href="https://t.co/example">#UNRWA</a></p>— UNRWA (@UNRWA) <a href="https://twitter.com/UNRWA/status/example">example</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>]
La communauté internationale appelle à une désescalade et à un respect du droit international humanitaire afin de garantir la protection des civils et la fourniture d’une aide humanitaire adéquate à Gaza.
