Indonésie : libération d’une Britannique Condamnée à Mort et Possible Reprise des Exécutions
Jakarta, indonésie – Une ressortissante britannique, dont l’identité n’a pas été divulguée, a été libérée de prison en Indonésie après avoir été condamnée à mort pour trafic de drogue. La libération intervient dans le cadre d’une initiative récente du gouvernement indonésien visant à rapatrier les détenus étrangers condamnés pour des délits liés à la drogue.
Selon des informations rapportées, la femme avait exprimé son intention de chanter la chanson “Magic Moments” de Perry Como face à son peloton d’exécution si son appel en grâce avait échoué. Elle avait développé une relation étroite avec Andrew Chan, un membre du groupe de contrebande “Bali Nine”, exécuté en 2015.
Cette libération s’inscrit dans une série de décisions similaires prises ces derniers mois par l’administration du président Prabowo Subianto. en décembre, Mary Jane Veloso, une détenue philippine, a retrouvé sa famille après 15 ans passés dans le couloir de la mort. En février, le ressortissant français Serge Atlaoui a été renvoyé en France après 18 ans d’incarcération.
L’Indonésie a appliqué la peine de mort pour la dernière fois en 2016, exécutant un citoyen indonésien et trois Nigérians pour trafic de drogue. Le ministère indonésien de l’Immigration et des Services pénitentiaires a indiqué début novembre que plus de 90 étrangers étaient toujours dans le couloir de la mort,accusés de trafic de drogue.
Contexte et Politique Indonésienne sur la Peine de Mort
L’Indonésie est l’un des rares pays au monde à appliquer régulièrement la peine de mort, principalement pour les crimes liés à la drogue. La politique indonésienne en matière de drogue est particulièrement sévère, le gouvernement considérant le trafic de drogue comme une menace sérieuse pour la nation.
Les lois indonésiennes prévoient la peine de mort pour les personnes reconnues coupables d’importation ou d’exportation de drogues illicites en quantités importantes. Les exécutions sont généralement effectuées par un peloton d’exécution.
La pression internationale pour l’abolition de la peine de mort en Indonésie est constante, mais le gouvernement indonésien maintient que la peine de mort est un moyen de dissuasion efficace contre le trafic de drogue.
Récemment, le gouvernement indonésien a signalé qu’il pourrait reprendre les exécutions, ce qui soulève des inquiétudes quant au sort des nombreux étrangers toujours détenus dans le couloir de la mort. La libération récente de ces détenus pourrait être interprétée comme une tentative d’apaiser les critiques internationales, mais la possibilité d’une reprise des exécutions reste une préoccupation majeure.
