Salvador : L’opposition dénonce une érosion des libertés et un retour à l’autoritarisme
San Salvador – Une vague de critiques s’élève au Salvador face à ce que l’opposition qualifie d’une offensive concertée pour museler la pensée critique et renforcer un régime autoritaire. Au cœur des préoccupations : des mesures perçues comme une standardisation des consciences, notamment une récente directive du ministre de l’Éducation imposant un style rigide, qualifié de “carrera military” (style militaire).
Selon des sources proches du Parti des Travailleurs du Salvador, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de contrôle social, alimentée par une propagande omniprésente et des mécanismes de répression visant à discréditer toute voix discordante. L’opposition dénonce un “dispositif de chariot” destiné à écraser et calomnier ceux qui osent contredire le pouvoir en place.
“La véritable indépendance ne peut venir que du peuple, de la classe travailleuse qui se bat pour sa survie quotidienne”, a déclaré un porte-parole du Parti des Travailleurs. “ce que nous vivons actuellement n’est pas une avancée, mais une régression. Il est crucial de s’organiser à tous les niveaux – colonies, quartiers, usines, écoles, universités – pour reprendre en main notre destin.”
Un contexte de dette et de militarisation
Cette escalade autoritaire s’inscrit dans un contexte de crise économique et d’endettement croissant du Salvador. L’opposition met en garde contre une spirale dangereuse où la militarisation et le contrôle social sont utilisés pour maintenir l’ordre et détourner l’attention des problèmes structurels.
L’histoire du Salvador est marquée par des cycles de répression et de mouvements sociaux. Dans les années 1980, le pays a été ravagé par une guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de morts.Les accords de paix de 1992 avaient ouvert une période d’espoir, mais les inégalités sociales et la violence ont persisté.
Un appel à l’organisation populaire
Le Parti des Travailleurs appelle à une mobilisation générale pour contrer cette dérive autoritaire et construire une véritable indépendance nationale.L’organisation populaire est présentée comme la seule voie possible pour se libérer de l’oppression et construire un avenir meilleur.
“Seule l’organisation du peuple peut nous conduire à l’objectif souhaité”, a insisté le porte-parole. “Nous renouvelons notre appel à tous les secteurs qui se battent pour construire l’organisation qui nous permettra de nous débarrasser de ceux qui nous oppriment.”
La situation au Salvador suscite des inquiétudes croissantes au sein de la communauté internationale. Des organisations de défense des droits de l’homme appellent à une surveillance accrue et à une pression sur le gouvernement pour qu’il respecte les libertés fondamentales et les droits de l’homme.
