Le ministère indien des Affaires étrangères a rejeté samedi les déclarations du président pakistanais Asif Ali Zardari concernant la mosquée Ganj Shahida à Varanasi. New Delhi qualifie ces propos d’« infondés », alors que l’administration ferroviaire indienne a laissé expirer, le 20 juin, un ultimatum de démolition pour ce site religieux situé près de la gare de Kashi.
La réponse de New Delhi aux critiques de Zardari
Le ton diplomatique s’est durci après l’intervention de la présidence pakistanaise sur les réseaux sociaux. Selon les informations de la BBC, le porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères, Randhir Jaiswal, a fermement condamné l’implication de son homologue pakistanais dans les questions domestiques de l’Inde. Les propos de Zardari visaient directement la situation de la mosquée Ganj Shahida, un lieu de culte de mille ans situé à proximité immédiate de la gare de Kashi. Le président pakistanais a utilisé sa plateforme pour exprimer une inquiétude internationale.“Le président Asif Ali Zardari a exprimé sa profonde inquiétude face à la destruction des sites religieux musulmans historiques en Inde et aux menaces qui pèsent sur eux, y compris la mosquée Ganj Shahida de Varanasi, vieille de mille ans.”

“L’Inde rejette totalement les commentaires infondés du président pakistanais. De toute façon, il n’a aucun droit de commenter les affaires intérieures de l’Inde.”
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Randhir Jaiswal, porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères, via BBC Le porte-parole a ajouté que les critiques pakistanaises étaient une distraction face aux accusations mondiales concernant le traitement des minorités religieuses au sein même du Pakistan.L’ultimatum ferroviaire et le statut de la mosquée Ganj Shahida
- 13 juin 2026 : Affichage d’un avis officiel par les chemins de fer.
- 20 juin 2026 : Date limite fixée pour la libération volontaire des lieux.
- 28 août 2024 : Rejet d’un recours judiciaire (Affaire 1174/1991) par le tribunal de Varanasi.
Le rejet de l’ingérence par les leaders musulmans de Varanasi

Un schéma de tensions diplomatiques répétées
Ce nouvel incident s’inscrit dans une dynamique de tensions récurrentes entre les deux voisins. L’analyse d’AajTak souligne que ce n’est pas la première fois que Islamabad utilise la question des minorités religieuses pour interpeller la communauté internationale. En décembre 2025, le porte-parole du bureau des Affaires étrangères pakistanais, Tahir Andrabi, avait déjà lancé un appel similaire, affirmant que les minorités en Inde étaient ciblées. New Delhi avait alors répliqué en qualifiant ces accusations de manœuvres de diversion visant à détourner l’attention de la situation des droits de l’homme au Pakistan. Alors que l’ultimatum ferroviaire est désormais expiré, l’attention se porte sur la réaction immédiate des autorités de Varanasi. L’issue de cette affaire déterminera non seulement le sort de la mosquée Ganj Shahida, mais servira également de nouveau test pour la stabilité des relations diplomatiques entre l’Inde et le Pakistan sur la scène mondiale.Find more reporting in our Nouvelles section.
