La question des appartements neufs soumis à une niên hạn d’utilisation agite le marché immobilier, tandis que l’État maintient des droits fonciers durables pour les logements commerciaux. Les experts rappellent que la pérennité d’un bâtiment dépend des inspections techniques et non d’une fin de propriété automatique.
Alors que les spéculateurs tentent parfois d’infléchir les prix en agitant la crainte de biens immobiliers dont la durée serait limitée, les juristes et les associations professionnelles s’accordent à dissocier la durée de vie technique d’un immeuble de la propriété foncière qui lui est associée.
Le statut des terrains et la distinction des concepts juridiques
Pour bien saisir la portée des réformes en cours, il convient de distinguer trois notions fondamentales souvent amalgamées par le grand public : la durée d’utilisation du terrain, le droit de propriété sur l’appartement et la durée de vie de l’ouvrage bâti. Selon les analyses de l’avocat Nguyễn Văn Đỉnh, les terrains destinés à la construction de logements commerciaux à la vente demeurent attribués de manière stable et à long terme.
L’introduction d’un repère temporel fondé sur la niên hạn construction dans la documentation technique ne signifie en aucun cas une expropriation automatique ou la fin abrupte du droit de propriété dès que le calendrier théorique est atteint. La fixation de cette limite sert avant tout d’outil de suivi pour les inspections de sécurité et la maintenance préventive par les autorités compétentes.
Inspections techniques et maintien de l’habitat
Lorsqu’un immeuble atteint la fin de sa période nominale de conception, les comités populaires provinciaux doivent ordonner une évaluation rigoureuse de la qualité structurelle. Si l’édifice s’avère conforme aux normes de sécurité, les occupants conservent l’entièreté de leurs prérogatives sans encourir de frais fonciers supplémentaires.
Dans ces situations précises, le cadre de relogement sur place ou d’indemnisation financière s’applique pour protéger les intérêts patrimoniaux des ménages.
Responsabilité financière et construction de nouveaux immeubles
Le changement notable réside dans l’articulation entre le droit de propriété et l’obligation pécuniaire en cas de reconstruction totale. Auparavant, les programmes de rénovation des vieux immeubles reposaient principalement sur des mécanismes d’assistance publique où l’État finançait une large part des expertises et de la réhabilitation.

Avec les nouvelles orientations directrices, les autorités encadrent le processus de renouvellement urbain en exigeant des propriétaires qu’ils contribuent aux coûts de reconstruction pour ériger un nouvel habitat moderne sur le même emplacement.

L’avocat Nguyễn Đăng Tư, membre du barreau de Hô Chi Minh-Ville, a indiqué que cette limite est fixée à des fins de gestion et qu’en réalité, si un bâtiment a atteint la fin de sa durée d’utilisation mais que les inspections confirment qu’il garantit toujours la qualité et la sécurité, les résidents ont totalement le droit de continuer à y vivre sans avoir à faire face à une démolition forcée ni à devoir s’acquitter de nouveaux frais d’utilisation du sol, tout en soulignant que le changement décisif réside néanmoins dans d’autres aspects.
Face à la circulation d’informations parfois alarmistes, les professionnels appellent à la plus grande vigilance pour éviter que les acheteurs ne cèdent à la panique ou ne surpaient des biens en raison de rumeurs infondées propagées par certains acteurs du marché.
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