Fédération internationale des travailleurs sociaux renonce à l’expulsion de l’Union israélienne des travailleurs sociaux après un débat houleux
Par [Votre Nom], Rédacteur en chef international
Genève – La Fédération internationale des travailleurs sociaux (FIT) a décidé mercredi de ne pas expulser l’Union israélienne des travailleurs sociaux (UIT), mettant fin à des semaines de vives tensions et de controverses. Le vote, qui nécessitait une majorité des trois quarts des 67 nations membres, a vu les membres de la FIT rejeter la motion de suspension ou d’expulsion.
La proposition d’expulsion avait été initiée par les sections irlandaises, espagnoles et grecques de la FIT, qui accusaient l’UIT de ne pas avoir obtenu de dérogation au service militaire obligatoire pour ses membres. Cette accusation a déclenché une vague de réactions, notamment de la part de groupes juifs internationaux qui ont dénoncé une potentielle discrimination.
“Après mûre réflexion, les membres de la FIT ont voté contre cette motion”, a déclaré la National Association of Social Workers (NASW), l’organisation affiliée américaine, dans un communiqué. La NASW a souligné l’importance de l’unité, du dialogue et de la compassion au sein de la profession.
La décision intervient après une intense campagne de lobbying menée par des organisations juives, dont Hadassah, l’American Jewish Committee, l’Anti-Defamation League et la Jewish Federations of North America. Ces organisations ont adressé une lettre aux membres américains et canadiens de la FIT, les exhortant à s’opposer à la motion, qu’elles considéraient comme une tentative “blatante d’antisémitisme” visant à isoler les professionnels juifs et israéliens.
Carol Ann Schwartz, la présidente nationale de Hadassah, a qualifié la proposition d’expulsion de “manœuvre outrageuse et grossièrement discriminatoire”.
La NASW a également exprimé son opposition, arguant que l’expulsion serait contraire à la mission de la FIT de promouvoir la coopération internationale et l’engagement constructif. “Plutôt que de favoriser l’espoir et l’harmonie, l’expulsion sèmerait la division et saperait la confiance et la solidarité essentielles à notre communauté mondiale”, a déclaré l’organisation américaine dans un communiqué.
Le Jewish Community Relations Council of Greater Washington a salué le vote comme une “victoire pour l’inclusion sur la discrimination”. Guila Franklin Siegel, la directrice générale de l’organisation, a exprimé l’espoir que cette décision mettrait fin aux tentatives d’isoler les travailleurs sociaux israéliens par des organisations internationales.
Ce débat met en lumière les tensions croissantes au sein des organisations professionnelles internationales concernant le conflit israélo-palestinien et les accusations de discrimination à l’encontre d’Israël. La décision de la FIT de ne pas expulser l’UIT est perçue comme un signal important en faveur de l’inclusion et du dialogue au sein de la profession du travail social.
La question du service militaire obligatoire en Israël est un sujet sensible, en particulier pour les travailleurs sociaux qui peuvent être confrontés à des dilemmes éthiques liés à leur engagement envers leurs clients et leur obligation envers l’État. Selon les données du ministère israélien de la Défense, environ 15 % des travailleurs sociaux en Israël sont en service militaire actif ou réservistes.
La décision de la FIT intervient dans un contexte mondial de montée de l’antisémitisme et des préoccupations concernant la sécurité des communautés juives. Les organisations juives ont souligné que l’expulsion de l’UIT aurait envoyé un message dangereux, suggérant que les professionnels juifs et israéliens pouvaient être légitimement ciblés en raison de leur identité.
[Image d’illustration : Travailleurs sociaux israéliens manifestant pour de meilleures conditions de travail à Tel Aviv en 2020. (Miriam Alster/Flash90)]
Source : JTA, The Times of Israel, National Association of Social Workers.
