Entré au gouvernement lors du remaniement du deuxième cabinet de réaménagement de Fumio Kishida au poste de ministre de la Réforme réglementaire, Hiroshi Nakatsukasa devient le premier ministre nommé après avoir purgé une condamnation pénale en vingt-neuf ans, un précédent marquant qui rappelle l’affaire Takayuki Satō en 1997.
Le 17 septembre 2026, le paysage politique japonais a enregistré un tournant historique avec l’entrée au gouvernement de Hiroshi Nakatsukasa au sein du deuxième cabinet de réaménagement de Shigeru Ishiba, selon les informations de Mainichi. Nommé au poste de ministre de la Réforme réglementaire, cet élu âgé de 70 ans et issu du parti Nippon Ishin no Kai accède pour la première fois à une fonction ministérielle tout en traînant un passé judiciaire lourd qui n’avait pas connu d’équivalent au sein d’un exécutif depuis près de trois décennies.
Le parcours judiciaire de Hiroshi Nakatsukasa et son implication dans une affaire de trucage d’appels d’offres
La nomination de Hiroshi Nakatsukasa intervient alors que l’intéressé porte la marque d’une condamnation pénale devenue définitive. À l’époque où il occupait les fonctions de maire de Hirakata, dans la préfecture d’Osaka, en 2007, il avait été arrêté puis inculpé dans une affaire de trucage d’appels d’offres publics touchant des commandes de la municipalité, d’après les précisions de Mainichi. Si le dirigeant local avait vigoureusement clamé son innocence tout au long des audiences, la justice a finalement prononcé à son encontre une condamnation pénale qui a été confirmée.
Interrogé par des journalistes le jour même de son installation officielle devant le bureau du Premier ministre à Chiyoda-ku, à Tokyo, le nouveau ministre a reconnu ouvertement la singularité de sa situation institutionnelle. Il a ainsi déclaré devant la presse : Ma nomination a été décidée en tenant compte de mon parcours passé. Je ferai de mon mieux pour ne causer aucun désagrément.
Le précédent de Takayuki Satō et l’ombre du scandale Lockheed en 1997
D’après le décompte rapporté par Mainichi, il faut remonter à l’année 1997, sous le deuxième cabinet de réaménagement de Ryūtarō Hashimoto, pour retrouver la trace d’un ministre ayant été arrêté, inculpé et définitivement condamné avant d’intégrer le gouvernement.
À cette époque, c’est Takayuki Satō, alors député du Parti libéral-démocrate (PLD), qui avait été nommé directeur général de l’Agence de gestion et de coordination. Sa désignation s’inscrivait dans le sillage de son implication dans le retentissant scandale Lockheed de 1976, au cours duquel il avait lui aussi proclamé son innocence avant de voir sa condamnation confirmée par les tribunaux. Face à la virulence de l’opposition et à une réprobation générale de l’opinion publique, Takayuki Satō avait été contraint de présenter sa démission au bout de seulement douze jours en fonction.
Les défis politiques de la nomination du Nippon Ishin no Kai
L’intégration de Hiroshi Nakatsukasa au sein du cabinet intervient dans le cadre de la participation du parti d’opposition Nippon Ishin no Kai à la majorité gouvernementale. Cette formation politique propulse ainsi l’un de ses cadres historiques à un poste stratégique chargé de piloter la régulation et la simplification administrative du pays.

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