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Hausse des prix du carburant : le gouvernement étudie des mesures de restriction de la demande

Le gouvernement néo-zélandais étudie des mesures de « restriction de la demande » face à la flambée des prix du carburant

WELLINGTON, Nouvelle-Zélande (AP) — Le gouvernement néo-zélandais envisage des mesures de « restriction de la demande » pour faire face à la hausse rapide des prix de l’essence et du diesel, a déclaré mardi le ministre associé à l’Énergie, Shane Jones. Cette annonce intervient alors que les prix à la pompe ont augmenté de près d’un dollar le litre au cours du dernier mois, en raison des tensions géopolitiques dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour l’approvisionnement énergétique mondial.

Selon les données de Gaspy, un site de suivi des prix, l’essence coûte désormais en moyenne beaucoup plus cher, et le diesel a connu une augmentation encore plus importante. Environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole transite par le détroit d’Ormuz, et la Nouvelle-Zélande importe environ 20 % de son carburant d’Iran, ce qui rend le pays particulièrement vulnérable aux perturbations potentielles.

Jones a indiqué que des responsables gouvernementaux présenteraient plus tard cette semaine des propositions concrètes pour réduire la consommation de carburant. Il a souligné qu’il se concentrait également sur l’augmentation de l’approvisionnement, mais a reconnu les défis liés à l’accès aux raffineries internationales et à l’obtention de matières premières suffisantes.

La Nouvelle-Zélande ne dispose plus de raffinerie de pétrole brut depuis la fermeture de l’installation de Marsden Point il y a quelques années. Jones a critiqué cette décision, affirmant qu’elle avait limité la capacité du pays à stocker du carburant. Il a toutefois précisé que les entreprises importatrices respectaient actuellement leurs obligations contractuelles en matière de livraison.

Le gouvernement doit dévoiler plus tard dans la journée un plan de soutien ciblé et temporaire pour aider les consommateurs à faire face à la hausse des prix. La ministre des Finances, Nicola Willis, a régulièrement affirmé qu’il n’y avait pas de plans pour restreindre l’utilisation du carburant, soulignant que les stocks restaient à un niveau satisfaisant. Les données du ministère de l’Innovation, des Entreprises et de l’Emploi indiquent que le pays dispose de réserves de carburant pour 47 jours, dont 50 jours d’essence, 46 jours de diesel et 45 jours de kérosène.

La Nouvelle-Zélande consomme quotidiennement 24 millions de litres de carburant, dont près de la moitié est du diesel et un tiers de l’essence.

L’ancien Premier ministre, Chris Hipkins, a réagi aux critiques de Jones concernant la fermeture de la raffinerie de Marsden Point, en soulignant qu’il s’agissait d’une décision privée de l’industrie et qu’elle n’aurait pas affecté la sécurité énergétique du pays, car les mêmes contraintes d’approvisionnement auraient existé même si la raffinerie était restée en activité.

Jones a également évoqué la possibilité de développer des sources d’énergie alternatives, telles que l’hydrogène produit localement, et a souligné la nécessité de rester ouvert d’esprit quant aux solutions énergétiques futures. Il a toutefois reconnu que le financement de telles initiatives nécessiterait des choix difficiles et des compromis.

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