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Hassett : Croissance US, Inflation et Optimisme pour 2026

L’économie américaine à l’aube d’une “ère d’abondance” ? Le pari optimiste de Kevin Hassett

Washington – Alors que la nomination de Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale suscite des inquiétudes quant à une politique monétaire plus restrictive, un autre conseiller économique de premier plan, Kevin Hassett, directeur du Conseil national économique (NEC), esquisse un tableau radicalement différent pour l’avenir de l’économie américaine. Hassett prédit une période de croissance robuste couplée à un ralentissement de l’inflation, alimentée par une vague d’investissements industriels et les avancées de l’intelligence artificielle.

Cette vision, qualifiée de “scénario Goldilocks” par certains observateurs, repose sur l’idée d’un choc d’offre positif massif. Contrairement aux chocs d’offre traditionnels, souvent associés à des crises comme celle du pétrole dans les années 1970, Hassett estime que les investissements actuels dans les secteurs clés – semi-conducteurs, énergie et technologies – vont augmenter considérablement la capacité productive du pays.

“Nous assistons à un boom industriel sans précédent”, a déclaré Hassett lors d’une récente intervention. “Les nouvelles usines en construction vont créer une offre abondante, ce qui permettra de maintenir les prix sous contrôle même si la demande continue de croître.”

Un regain d’investissement industriel aux États-Unis

Les données confirment cette tendance. Les nouvelles constructions d’usines ont connu une forte augmentation, notamment dans les secteurs stratégiques mentionnés par Hassett. Ce “reshoring” – le retour de la production aux États-Unis – est encouragé par des mesures gouvernementales telles que la pleine déduction des investissements en capital et une certaine déréglementation financière.

[Image d’illustration : U.S. Manufacturing Megaprojects (provenant de l’article original)]

Hassett compare cette situation à l’essor d’internet dans les années 1990, soulignant le potentiel de l’IA à stimuler la productivité et à permettre une croissance économique sans provoquer une flambée de l’inflation.

La Réserve fédérale sous surveillance

Cependant, cette vision optimiste n’est pas partagée par tous. Hassett critique ouvertement la prudence de la Réserve fédérale, estimant que la banque centrale maintient les taux d’intérêt trop élevés compte tenu du contexte actuel. Il remet en question la pertinence de la courbe de Phillips, qui suggère une relation inverse entre l’inflation et le chômage, arguant que les données actuelles ne confirment pas cette théorie.

“La Fed est trop focalisée sur la lutte contre l’inflation et ne tient pas suffisamment compte du choc d’offre positif que nous connaissons”, a-t-il déclaré.

Des nuages à l’horizon ?

Les critiques de Hassett ne manquent pas. Certains économistes mettent en garde contre les effets négatifs des tarifs douaniers, notamment ceux imposés à la Chine, qui pourraient agir comme un choc d’offre négatif et faire remonter l’inflation à 3,5% d’ici le milieu de l’année.

D’autres s’inquiètent d’une possible pénurie de main-d’œuvre, due à la baisse de la migration nette, qui pourrait entraîner une hausse des salaires et alimenter l’inflation. La construction de nouvelles usines prend du temps, et les gains de productivité liés à l’IA ne se matérialiseront pas du jour au lendemain.

[Image d’illustration : US Trade Deficit (!USTDEF) (provenant de l’article original)]

Le récent bond de 94% du déficit commercial en novembre 2025, atteignant 56,8 milliards de dollars, a également soulevé des questions. Hassett a minimisé cette augmentation, la qualifiant de distorsion temporaire, et a réaffirmé sa conviction que le déficit commercial diminuera à mesure que la production intérieure augmentera.

Impact sur l’emploi et les marchés financiers

Malgré ces incertitudes, les projections d’emplois liées au “reshoring” sont encourageantes. Selon les estimations du NEC, les projets d’investissement annoncés depuis 2025 pourraient créer entre 250 000 et 450 000 emplois directs permanents d’ici la fin de la décennie, et potentiellement plus d’un million d’emplois si l’on inclut les effets indirects.

Si ces chiffres se confirment, le marché du travail devrait rester solide. Quant à l’inflation et aux taux d’intérêt, ils devraient continuer à baisser, ce qui serait favorable aux marchés boursiers et obligataires en 2026.

Un avenir incertain, mais potentiellement prometteur

L’avenir de l’économie américaine reste incertain. La vision optimiste de Kevin Hassett est confrontée à des défis importants, mais elle offre une perspective encourageante sur un potentiel de croissance durable et d’amélioration du niveau de vie. La capacité du gouvernement à mettre en œuvre des politiques favorables à l’investissement et à l’innovation, ainsi que la flexibilité de la Réserve fédérale pour s’adapter à l’évolution de la situation économique, seront déterminantes pour la réalisation de ce scénario.

[Lien vers un tweet pertinent d’un économiste commentant les prévisions de Hassett – à insérer si disponible]
[Lien vers une vidéo YouTube expliquant les avantages du “reshoring” – à insérer si disponible]
[Lien vers un post Instagram illustrant les nouvelles usines en construction aux États-Unis – à insérer si disponible]

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