Mexique : Changement de Cap en Matière de Sécurité, Fin des “Câlins, Pas des Balles” ?
Mexico, 22 octobre 2025 – Un tournant majeur semble se profiler dans la politique de sécurité mexicaine. Les sénateurs de l’opposition ont publiquement reconnu le secrétaire à la Sécurité et à la Protection du citoyen, Omar García Harfuch, comme le symbole d’un changement de stratégie. Ce dernier marquerait la fin de l’approche privilégiant les “câlins, pas des balles” promue par l’ancien président Andrés Manuel López Obrador.
L’expression, devenue emblématique du mandat de López Obrador, visait à privilégier les solutions sociales et la lutte contre les causes profondes de la criminalité plutôt que la répression policière. Cependant, face à une violence persistante et une insécurité grandissante, une partie de la classe politique semble désormais favorable à une approche plus ferme.
L’attitude des sénateurs de l’opposition suggère une reconnaissance implicite de la nécessité d’une stratégie plus proactive et répressive pour lutter contre les cartels de la drogue et la criminalité organisée qui gangrènent le pays.
Contexte et Enjeux :
Le Mexique est confronté depuis des années à une crise de sécurité majeure, alimentée par le trafic de drogue, la corruption et l’impunité. La politique de “câlins,pas des balles” a suscité de vives critiques,certains l’accusant d’avoir affaibli l’État et permis aux cartels de prospérer.
L’arrivée d’Omar garcía Harfuch au poste de secrétaire à la Sécurité avait déjà été perçue comme un signal d’un possible changement de cap. Ancien chef de la police de Mexico, il est réputé pour son approche pragmatique et son expérience dans la lutte contre la criminalité.
Ce changement de stratégie potentiel soulève des questions importantes sur l’avenir de la sécurité au Mexique. reste à savoir si cette nouvelle approche permettra de réduire la violence et de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions. L’efficacité de cette politique dépendra de sa capacité à s’attaquer aux causes profondes de la criminalité, tout en garantissant le respect des droits de l’homme et de l’état de droit.
