Près de 49 % des chauffeurs du réseau LeTec seront en grève ce lundi 9 novembre, une action qui menace de paralyser la moitié des lignes classiques et la totalité du ramassage scolaire en Wallonie. Le mouvement, à l’initiative de la CSC Services publics, vise à obtenir une revalorisation des conditions salariales.
Quatre revendications salariales
Le syndicat a formulé quatre demandes principales pour les chauffeurs employés par des sociétés privées en sous-traitance, qui assurent une partie importante des services de transport :
- La hausse de la valeur du chèque-repas à huit euros.
- Le remboursement des frais de déplacement domicile-travail avec maintien du libre parcours.
- La rémunération du temps de stationnement à 100 % du salaire horaire, sans système dégressif.
- Une prime spécifique pour les conducteurs de véhicules articulés.
En plus de ces mesures, la CSC réclame l’ouverture de négociations avec le ministre wallon de la Mobilité, François Desquesnes, ainsi qu’avec l’Opérateur de transport de Wallonie (OTW). L’objectif est d’instaurer une clause sociale empêchant les sociétés privées de proposer des coûts salariaux réduits lors des mises en concurrence pour l’attribution des contrats.

Perturbations attendues sur le réseau
L’impact réel de cette journée d’action dépendra de la participation des chauffeurs sur le terrain, mais les prévisions font état de conséquences significatives. Plus de 57 dépôts privés pourraient être touchés, avec des blocages annoncés.
les premières informations laissent présager des perturbations importantes sur ces lignes, notamment en raison de blocages de dépôts annoncés. Une bonne moitié des lignes concernées pourraient être fortement perturbées, voire supprimées.
Isabelle Tasset, porte-parole du réseau LeTec sur la zone Liège-Verviers
Les secteurs de Verviers, Visé, Aywaille, Spa, Trois-Ponts, Waimes, Bullange, Saint-Vith, La Calamine et Hannut sont particulièrement ciblés. Toutefois, la région du Centre devrait être relativement épargnée, la majorité des lignes y étant assurées par des conducteurs directement employés par le TEC.

Un mouvement inscrit dans la durée
Le mouvement prend bien.
C’est le début d’un changement
, a affirmé le secrétaire permanent de la CSC Services publics Transports, Karl Di Stefano.
Le syndicat a d’ores et déjà annoncé qu’il poursuivrait ses actions jusqu’à l’obtention d’un accord. Une seconde journée de grève est prévue le vendredi 4 décembre, couplée à une manifestation devant le Parlement wallon, à Namur.
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