La plateforme de cloud d’Onamae.com a subi une cyberattaque non autorisée, entraînant d’importantes pertes financières pour des investisseurs et poussant le groupe japonais GMO à réclamer le 24 octobre 2026 l’application inédite de la défense active pour contrer les criminels.
L’incident frappe directement l’infrastructure de serveurs virtuels louée par GMO Internet Group pour le trading automatisé et les opérations sur marge en devises. Les cybercriminels ont infiltré les systèmes, contourné les barrières de sécurité et modifié de manière frauduleuse des configurations de comptes appartenant à plus de 20 000 utilisateurs. L’attaque exploite des vulnérabilités de la plateforme tout en exposant des informations d’authentification personnelles.
GMO Internet Group mène des activités diversifiées dans les services infonuagiques, les services financiers ainsi que dans la cybersécurité, mais l’ampleur de la situation a mis en évidence les limites des structures privées face aux menaces transnationales. L’entreprise a ainsi souligné qu’il demeure difficile pour une simple société privée d’éliminer totalement les agissements des syndicats du crime informatique s’accaparant des avoirs étatiques.
L’impact financier pour les investisseurs et les demandes de rançon
La faille de sécurité a provoqué des mouvements de fonds fulgurants sur les plateformes de transactions connectées aux serveurs compromis. Les relevés de ce compte montraient des fréquences d’ordres anormales, atteignant parfois plusieurs transactions par seconde avec des pertes unitaires dépassant le million de yens.

L’investisseur concerné a reçu environ deux heures plus tard un message électronique provenant de personnes se présentant comme une équipe de pirates, dont le nom affiché semblait appartenir à un ressortissant étranger. Le texte indiquait : « GMO refuse de négocier avec nous, nous avons donc vidé tous vos soldes de compte. Nous vous prions de nous excuser pour ce désagrément. » N’étant pas parvenu à joindre la société immédiatement, l’abonné a dû attendre le 23 octobre après-midi pour obtenir un échange téléphonique avec un représentant qui s’est contenté d’indiquer de façon évasive que des vérifications étaient en cours, sans fournir d’éléments concrets.
D’autres estimations de groupes de pirates avancent des préjudices se chiffrant en milliards de yens à l’échelle globale. Face aux tentatives d’extorsion visant à obliger l’entreprise à plier sous la menace de divulguer des données de clients, la direction de GMO Internet a fermement rejeté toute négociation.
La réponse de GMO et l’appel historique au gouvernement japonais
L’ampleur de la compromission dépasse les capacités de remédiation d’une entité privée. La firme a publiquement déclaré que seules des actions coordonnées à l’échelle étatique permettraient d’anéantir les infrastructures des réseaux criminels à l’origine du piratage.
Cette position a conduit le groupe à réclamer en urgence le déploiement d’un mécanisme de défense active entré en vigueur au début du mois d’octobre 2026. Cette disposition légale autorise les forces de police et les Forces d’autodéfense à pénétrer de manière préventive dans les serveurs des attaquants pour neutraliser la menace. Si cette mesure est validée, il s’agira d’une première application concrète de la loi depuis sa promulgation.
Les mesures d’indemnisation et l’enquête en cours
Pour circonscrire la crise, GMO a procédé à l’arrêt d’urgence des serveurs vulnérables dès le 21 octobre à 4 h du matin, après avoir détecté l’insertion de logiciels malveillants la veille. La société s’engage à indemniser les utilisateurs directement touchés par des pertes financières ou des prélèvements de frais injustifiés, tout en prévoyant une compensation forfaitaire de 5 000 yens pour l’ensemble des clients de la plateforme.
Les détails des remboursements doivent être communiqués par courrier électronique d’ici le 6 novembre 2026, tandis que l’entreprise collabore activement avec les autorités policières pour identifier l’intégralité des 70 institutions financières ou courtiers potentiellement touchés par ricochet.
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